Trains stationnés à Deauville: une rencontre est prévue

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Anne Lebel

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) Un représentant de la Central, Maine and Quebec Railway (CMQ) rencontrera les citoyens du district de Deauville, le 17 avril, qui n'en peuvent plus de ses activités de transbordement.

La conseillère Diane Delisle en a fait l'annonce mardi lors du conseil municipal aux résidants de Deauville venus interpeller les élus sur cette problématique.

«Depuis novembre qu'on nous parle de cette rencontre. On avait donc hâte de l'avoir. On s'attend à une vraie rencontre avec de vraies solutions. Mais s'il s'agit d'un exercice de relation publique pour la CMQ et la Ville, on va en ressortir très fâchée», avertit Anne Lebel, résidente de Deauville, présente au conseil.

Bien qu'une rencontre soit enfin prévue, Mme Lebel estime que la Ville devrait faire preuve de leadership et demander à l'Office des transports du Canada d'intervenir par rapport à la présence perpétuelle de trains sur la voie ferrée de Deauville et les activités de transbordement de la compagnie, effectuée la nuit.

«On [un regroupement de citoyens] continue à faire d'autres actions, dont à faire pression sur la Ville puisque je pense que c'est à elle de rassembler tous les intervenants qui sont concernés par ce dossier», croit la Sherbrookoise.

Pendant la période de questions des citoyens, Mme Lebel a questionné les élus sur l'inaction de la Ville pendant les derniers mois.

«Qu'attend la Ville pour répondre aux insatisfactions et besoins de ses citoyens et d'interpeller l'Office des transports du Canada qui a l'autorité de résoudre les plaintes relatives au bruit et aux vibrations des trains pour les activités d'exploitation des chemins de fer et de compétence fédérale?» a demandé Mme Lebel.

«La Ville nous dit depuis l'automne 2013 ne pas avoir de pouvoir face à la CMQ Railways. Pourtant, elle a ses propres règlements sur le bruit et la nuisance nocturne. De plus, il existe une règlementation fédérale concernant spécifiquement le bruit et les vibrations relatives au transport ferroviaire. Quand la ville va-t-elle faire respecter les règlements en vigueur?» a-t-elle poursuivi.

Préséance des règlements fédéraux

Selon le président du comité exécutif, la Ville ne peut obliger la compagnie ferroviaire à changer ses pratiques. «Pour ce qui est de la réglementation de la Ville concernant le bruit, il y a préséance des lois fédérales qui gèrent le transport ferroviaire. La Ville n'a donc pas d'emprise sur les opérations des compagnies de chemin de fer», a expliqué Serge Paquin.

La rencontre entre la CMQ, la Ville et les citoyens aura lieu dans les locaux du bureau d'arrondissement de Rock Forest - Saint-Élie - Deauville, à 16 h.

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