FLSH: les étudiants mettent fin à leur grève

Près de 800 personnes ont pris part à... (Imacom, Frédéric Côté)

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Près de 800 personnes ont pris part à l'assemblée générale de reconduction de grève de l'AGEFLESH. La poursuite de la grève a été rejetée.

Imacom, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) En grève depuis le 24 mars, les étudiants de la faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Sherbrooke ont mis fin au débrayage, mardi soir. Les membres de l'Association générale étudiante de la faculté des lettres et sciences humaines (AGEFLESH) ont rejeté une proposition visant à poursuivre la grève jusqu'à lundi inclusivement.

Vers la fin de l'assemblée, alors que plusieurs participants quittaient le centre sportif de l'UdeS (même si on les avait invités à rester pour connaître la suite), les étudiants ont voté pour une assemblée générale de grève le 22 septembre. Ils se sont aussi prononcés pour la poursuite de la mobilisation contre l'austérité.

Les quelque 2000 membres de l'AGEFLESH devaient se prononcer sur la reconduction de la grève étudiante, visant à contester les mesures d'austérité du gouvernement Couillard. Au total, 219 personnes ont voté pour la grève, 526 contre et on compte 49 abstentions, soit 66 % contre la grève.

La proposition prévoyait une assemblée de reconduction lundi prochain ou le lendemain d'une baisse du nombre de grévistes sous le plancher de 7 associations étudiantes et 20 000 étudiants à travers le Québec.

« Je suis satisfait », a commenté le porte-parole des étudiants ayant fait une demande d'injonction, Simon Roy-Grenier.

« On n'a pas d'opinion que celle que l'assemblée générale nous dit d'avoir. Pour l'instant, le mouvement de grève cesse, le mouvement contre l'austérité continue », a commenté la coordonnatrice de l'AGEFLESH, Raphaëlle Paradis-Lavallée.

Différents points de vue ont été exprimés au cours de l'assemblée, qui s'est déroulée dans le calme. Près de 800 étudiants y ont pris part.

« Comme peuple, on a peu d'opportunité d'avoir une tribune où faire valoir notre position. On n'a pas beaucoup de latitude pour faire valoir notre opinion. La demande d'injonction met à mal notre démocratie, c'est en train de limiter les moyens qu'on a », a-t-on entendu.

«Quelles sont les conditions de la victoire? Si ce n'est pas clair, c'est préférable de stopper la grève maintenant...»


Un étudiant a fait valoir qu'en 2012, la lutte des étudiants (la hausse des droits de scolarité) était précise. Cette fois, le combat est beaucoup plus large. « Quelles sont les conditions de la victoire? Si ce n'est pas clair, c'est préférable de stopper la grève maintenant... » a-t-il plaidé. 

Une proposition visant à exclure les signataires de l'injonction a été déposée, mais elle a été rejetée. 

« Considérant qu'ils/elles utilisent le système judiciaire pour outrepasser les décisions démocratiques (...), il est proposé que les signataires soient exclus », pouvait-on lire dans la proposition. Représentant aux affaires externes de l'AGEFLESH, Olivier Lessard a plaidé pour que les signataires de l'injonction puissent être entendus dans le cadre de l'assemblée.

Les signataires de l'injonction, l'AGEFLESH et l'UdeS reviennent en cour, mercredi, pour l'audition sur la requête en injonction interlocutoire. 

La semaine dernière, une injonction visant l'AGEFLESH a été émise, lui ordonnant de ne pas perturber les cours des 13 requérants (les étudiants à l'origine de l'injonction). Les cours des requérants ont toutefois été perturbés au lendemain de l'injonction. Une requête visant à faire citer l'AGEFLESH pour outrage au tribunal devait être déposée. Simon Roy-Grenier indique qu'il discutera avec son avocat pour décider de la poursuite ou non de cette démarche.

Les étudiants du Cégep de Sherbrooke se prononceront mercredi sur un mandat de grève.

Une proposition visant à exclure les médias a également été rejetée lors de l'assemblée de l'AGEFLESH.

Les étudiants de maîtrise en service social (environ 86 au total) ont pour leur part reconduit la grève d'une semaine en plus d'une journée le 1er mai, selon leur page Facebook.

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