La fin des programmes de 1er cycle en théologie

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(SHERBROOKE) La disparition de la faculté de théologie et d'études religieuses (FATER) de l'Université de Sherbrooke entraînera avec elle la disparition de tous les programmes de premier cycle à moyen terme, déplore l'association étudiante de la faculté (AEFATER). La création du Centre universitaire sur l'étude du religieux contemporain (CUERC) ne prévoit que de la formation de deuxième et troisième cycles, selon le scénario sur la table.

Le plan doit être présenté au conseil universitaire ce mois-ci, suivi ensuite du conseil d'administration. À moins d'un revirement que l'association estime peu probable, c'est tout un pan de la formation qui sera sacrifié pour des raisons économiques.

Des dispositions seront toutefois mises en place afin de s'assurer que les étudiants actuellement inscrits dans l'un des programmes du premier cycle puissent compléter leur formation.

«C'est la crainte qu'on avait», commente la présidente de l'AEFATER, Rachel Genest. L'association a rencontré la direction à ce sujet.

«C'est une catastrophe. Actuellement, c'est surtout le premier cycle qui regroupe davantage la formation en théologie, la pastorale...» lance-t-elle. «Le premier cycle permet l'accessibilité à ce savoir-là. Ce n'est pas tout le monde qui va s'inscrire aux deuxième et troisième cycles.»

Selon elle, de nombreux étudiants du premier cycle viennent parfaire leurs connaissances afin d'être mieux outillés au travail, que ce soit dans les sphères du travail social, des soins spirituels ou encore en éducation.

Or, beaucoup d'entre eux sont à temps partiel. «Dans leur argumentaire, ils ont seulement affiché les chiffres pour les gens à temps plein, sans considérer les gens à temps partiel», déplore Marie-Noëlle Bélanger-Lévesque, secrétaire de l'AEFATER et chargée de cours.

L'AEFATER rappelle que le financement des étudiants du premier cycle est moins grand pour l'UdeS que celui reçu pour des étudiants de deuxième et troisième cycles, par exemple.

La disparition des programmes de premier cycle aura des impacts sur les chargés de cours, puisque ceux-ci dépendent de l'offre de formation. Des démarches de relocalisation ont été entreprises pour les professeurs concernés.

Le scénario sur la table prévoit la disparition de la FATER, qui sera remplacée par le CUERC qui regroupera des programmes de l'ancienne faculté. Il prévoit aussi qu'un comité de gestion (réunissant notamment tous les doyens) sera responsable de la gestion du centre. D'un point de vue administratif, c'est la faculté de droit qui chapeautera le centre.

Il s'agit d'un scénario devant être approuvé par le conseil universitaire et le conseil d'administration de l'UdeS. L'AEFATER a cependant peu d'espoir que les grandes lignes ne soient revues en profondeur. «Ça a l'air pas mal décidé», font valoir les représentantes de l'AEFATER.

La création du centre sera suivie d'une période de transition pour la fermeture de la faculté. Celle-ci compte environ 350 étudiants et une quinzaine de chargés de cours et de professeurs.

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