Prison Winter: l'étude de marché est lancée

L'étude de marché pour évaluer le potentiel d'un projet touristique à la prison... (Imacom, René Marquis)

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(SHERBROOKE) L'étude de marché pour évaluer le potentiel d'un projet touristique à la prison Winter a été mise en branle. Un sondage est en cours et la consultation de groupes témoins devrait survenir au début du mois de mai.

Rappelons que plusieurs scénarios sont étudiés pour permettre au public de découvrir la prison, fermée depuis 1990 et condamnée par la Régie du bâtiment en 2007. Les jeux de rôle et les visites guidées, autonomes ou avec guides, sont les principales pistes.

«Nous avons choisi la firme qui mènera l'étude et le contrat a été donné. Les résultats sont attendus vers la mi-mai», confirme Michel Harnois, directeur général de la Société d'histoire de Sherbrooke.

«Nous sondons à Sherbrooke, mais aussi ailleurs au Québec. Nous voulons savoir si notre concept tient la route, s'il attire et captive la clientèle potentielle. Il faut connaître l'ampleur du marché qui s'offre à nous. Trois groupes témoins seront constitués à partir des banques de données que possèdent déjà Destination Sherbrooke et Tourisme Cantons-de-l'Est. Nous pourrons les interroger de façon plus serrée.»

«La plupart des gens choisis n'auront jamais mis les pieds à la prison.»


Les individus sélectionnés auront droit à une visite de la prison. Ils seront ensuite réunis autour d'une table pour discuter du concept proposé. Aucun prototype ne leur sera présenté. «Nous aurons peut-être des montages de photos, mais comme le projet est encore à l'étape conceptuelle, nous ne voulons pas créer d'attentes. Nous voulons donner un aperçu. La plupart des gens choisis n'auront jamais mis les pieds à la prison, alors nous pourrons recueillir leurs impressions des lieux et de ce que nous proposons in situ. Parallèlement, nous réalisons une recherche au sujet d'autres lieux comparables. Nous voulons voir ce qui se fait ailleurs, ce qui marche et ce qui marche moins bien.»

Michel Harnois se dit heureux de la façon dont le projet chemine. «Si l'exercice est concluant, nous aurons les arguments pour aller chercher le financement. Mes années en muséologie me disent qu'il y a un marché pour ce produit. Il suffit maintenant de le chiffrer.»

Il refuse toutefois de prévoir un échéancier pour l'ouverture de la prison rénovée. «Pour développer un projet comme nous l'entendons et pour l'implanter, il faudra plusieurs mois de travail.»

La Tribune écrivait par ailleurs en janvier que la Régie du bâtiment du Québec aurait approuvé un plan de rénovation de l'édifice qui pourrait permettre sa réouverture dans le but d'y organiser des visites guidées. Ladite stratégie nécessiterait des investissements minimes, tandis qu'une remise en état complète de la prison coûterait quant à elle près de 4 M$ selon les résultats d'une étude récente sur la dégradation de l'établissement.

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