Une manifestante fidèle à Raif Badawi

Fidèle sympathisante à la cause de Raif Badawi,... (Imacom, René Marquis)

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Fidèle sympathisante à la cause de Raif Badawi, Caroline Custeau était parmi la centaine de citoyens réunis vendredi midi devant l'hôtel de ville de Sherbrooke pour réclamer la libération du blogueur saoudien. Des 16 manifestations depuis décembre, la citoyenne de Saint-Denis-de-Brompton n'en a manqué qu'une seule.

Imacom, René Marquis

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Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Chaque vendredi midi devant l'hôtel de ville de Sherbrooke, de nouveaux visages s'ajoutent parmi les manifestants venus réclamer la libération de Raif Badawi. Mais parmi la centaine de manifestants présents vendredi midi, certains y sont depuis la toute première manifestation, tenue en décembre devant le palais de justice.

Caroline Custeau, une citoyenne de Saint-Denis-de Brompton, est de ceux-là. Des 16 manifestations tenues jusqu'ici, cette jeune mère de famille n'en ratée qu'une seule.

Militante pour les droits des réfugiés et sympathisante d'Amnistie internationale, Caroline Custeau travaille comme agente d'intégration au Cégep de Sherbrooke. C'est dans le cadre de ses fonctions qu'elle a été amenée à s'intéresser au cas de Raif Badawi. Et ce, après avoir fait la connaissance d'Ensaf Haidar, l'épouse de Raif Badawi.

«J'ai été sa première agente d'intégration lorsqu'elle est arrivée à Sherbrooke, raconte Caroline Custeau. Ce que j'ai remarqué chez elle, c'est qu'elle était toujours fidèle en classe, elle était toujours concentrée, malgré les tracas qu'elle pouvait avoir en tant que mère "monoparentale"... Par contre, lorsqu'on était en pause, je la voyais gérer un paquet de dossiers sur son téléphone cellulaire. Ça m'impressionnait beaucoup. Je savais que son mari était emprisonné, mais comme son français n'était pas très développé, j'en savais très peu.

«Puis un jour, j'ai reçu un pop up sur mon ordinateur disant : "Signez la pétition pour libérer Raif Badawi!" C'est là que j'ai fait le lien. J'ai compris à ce moment-là l'ampleur de la situation qu'elle vivait. J'ai réagi de façon très émotive et c'est à partir de ce moment-là que j'ai décidé de m'impliquer à fond.»

Profitant de la Journée internationale des réfugiés qui se tient chaque année en juin, Caroline Custeau a alors pris la plume afin d'alerter les médias au sujet de la famille de Raif Badawi, dont la femme et les trois enfants ont trouvé refuge à Sherbrooke.

«Avec le temps, poursuit-elle, Ensaf est devenue une amie. Cela m'a permis de connaitre les enfants et de voir comment ils vivent au quotidien. Je ne connais peut-être pas Raif, sauf par les histoires qu'Ensaf et les enfants me racontent, mais je sais une chose: j'ai très hâte de pouvoir l'accueillir. Pas seulement ici à Sherbrooke, mais aussi dans ma classe...», avance Caroline Custeau, convaincue que la pression populaire a joué un rôle dans la suspension des séances de flagellation prévues dans la sentence de Raif Badawi.

Un livre

Présente à la manifestation de vendredi, l'épouse de Raif Badawi, Ensaf Haidar, a une fois de plus invité les sympathisants à ne pas réduire la pression.

Elle a par ailleurs confirmé qu'un livre relatant l'histoire de son mari a été lancé mercredi dernier en Allemagne et en Autriche.

Le récit, rédigé par un journaliste allemand, doit faire l'objet d'une traduction en anglais et en français incessamment.

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