Une Marche du pardon sous le soleil

Mélanie, David et leurs deux enfants ont participé vendredi à la Marche du... (La Tribune, Camille Dauphinais-Pelletier)

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La Tribune, Camille Dauphinais-Pelletier

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(Sherbrooke) Mélanie, David et leurs deux enfants ont participé vendredi à la Marche du pardon, histoire de prendre un moment de réflexion tous ensemble. « Ça nous fait une pause. On prend le temps de réfléchir et de se recueillir. Faire ça en groupe, c'est intéressant, et Beauvoir, on trouve ça très beau! » disait d'ailleurs le père de famille juste avant le départ, au Carrefour chrétien de l'Estrie (ancienne église Notre-Dame-de-l'Assomption).

Pour l'occasion, Mélanie a décidé de laisser son cellulaire à la maison. « On n'est pas totalement présents avec les téléphones. On est tout le temps pris là-dedans. Là, je ne l'ai pas et je pourrai vraiment me recueillir», anticipait-elle.

Ce n'est pas la première fois que la famille participe à la Marche. Cette année, elle était accompagnée de Lucien, un Ivorien qui passait son premier Vendredi saint au Québec. La Marche du pardon sherbrookoise ressemble à celles auxquelles il participait dans son pays d'origine. « Le Vendredi saint est un jour vraiment exceptionnel pour les chrétiens catholiques. On vit la passion du Christ en groupe, avec nos frères », soutenait l'homme, qui avait jeûné toute la journée, tradition peu répandue au Québec, mais bien en place dans plusieurs communautés catholiques à travers le monde.

Un nouveau départ

Pour Marie-Ève, la Marche du pardon est vue comme un nouveau départ. « J'ai vécu une année assez difficile, et je me dis que c'est une façon de repartir du bon pied », affirmait celle qui s'implique auprès des jeunes au Diocèse de Sherbrooke.

La jeune femme se réjouissait de voir que plusieurs centaines de participants s'étaient réunis pour l'occasion. « Le fait de voir autant de monde ici nous dit qu'on n'est pas tout seul dans notre foi », a-t-elle dit. « Même s'il y en a qui viennent juste pour la marche, ils vont quand même entendre les prières... ils sont peut-être à la recherche de quelque chose, et peut-être qu'ils le trouveront aujourd'hui. »

D'une certaine façon, c'était un peu un nouveau départ que Germaine Turcotte expérimentait aussi à la Marche vendredi. C'était la première fois depuis les 10 dernières années que son état de santé lui permettait d'y participer. « Là, je dirais que je pète le feu! Je me suis prise en main, j'ai une bonne santé, de l'énergie; je me suis dit qu'il fallait bien que j'aille faire la marche », a-t-elle affirmé.

Elle discutait avant le départ avec Jeanine et Lise Croteau, qui viennent avec leurs deux autres soeurs chaque année faire la marche. « Je trouve qu'une fois par année, on peut faire quelque chose de spécial. Jésus a souffert pour nous autres, on peut bien faire ça! » disait Lise avant le départ.

De telles marches se déroulent partout à travers le monde au Vendredi saint. À Sherbrooke, ce sont les Chevaliers de Colomb du Conseil 530 qui organisent l'événement, qui en était en 2015 à sa 85e édition.

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