Baisse de tension à la faculté des lettres et sciences humaines

Des étudiants ont continué à faire sentir leur présence, jeudi à la faculté des... (Imacom, René Marquis)

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(SHERBROOKE) Des étudiants ont continué à faire sentir leur présence, jeudi à la faculté des lettres et sciences de l'Université de Sherbrooke, alors qu'une injonction ordonne à l'AGEFLESH de ne pas perturber les cours des requérants, les étudiants à l'origine de l'injonction.

Le climat est cependant beaucoup moins tendu qu'au lendemain de l'ordonnance.

Des étudiants qui assistaient à leurs cours ont plutôt eu droit à un comité d'accueil qui disait vouloir les informer sur l'injonction.

« On fait juste dire: « Avez-vous des questions sur l'injonction? Il y a juste ça que je peux faire », a lancé une étudiante en faveur de la grève, qui se tenait à côté d'un local de classe aux côtés d'autres étudiants.

Le retour en classe des étudiants requérants, au lendemain d'une injonction, a été mouvementé, mardi.

Des groupes ont tenté de bloquer l'accès à des salles de classe. Dans un cas, le cours n'a pas eu lieu, tandis que dans l'autre, il s'est déroulé en partie en présence d'un petit groupe installé dans le fond de la classe.

L'injonction interlocutoire provisoire accordée mardi en Cour supérieure ordonne à l'Association générale étudiante de la faculté des lettres et sciences humaines (AGEFLESH) de ne pas perturber les cours des requérants.

« Aujourd'hui (jeudi), ça se déroule bien. Je crois que c'est l'effet de la mobilisation du 2 avril à Montréal », estime  Simon Roy-Grenier.

Les étudiants qui se promenaient de classe en classe soulignent que la grève est leur façon de contester les mesures mises en place par le gouvernement Couillard, qui touchent plusieurs sphères de la société, dont l'éducation.

« Il faut parler des moyens de pression qu'on a à notre disposition pour contester les coupes budgétaires. Avec l'injonction, c'est un exemple où on est bâillonné dans notre contestation », commente Charles Talon, membre de l'AGEFLESH.

« C'est la seule méthode qui nous reste. On peut voter aux quatre ans, mais on voit bien qu'avec le système électoral actuel, ça ne mène à rien. Le gouvernement a 100 % des pouvoirs avec 29 % de la population qui le supporte. Qu'est-ce qu'on peut faire? On essaie de se faire entendre », indique Olivier Lessard, représentant aux affaires externes à l'AGEFLESH.

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