Projet Cité-Jardin: le DGE ne retient pas la plainte des citoyens

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(SHERBROOKE) La plainte d'un groupe de citoyens du secteur des rues Émile-Zola et Charles-Beaudelaire, dans le district de Beckett, contre le projet Cité-Jardin, n'a pas été retenue par le Directeur général des élections (DGE) du Québec. Cet avis défavorable sonne la fin des protestations pour ce groupe dont faisaient partie une dizaine de personnes.

Au début du mois de mars, ces citoyens avaient demandé la suspension du règlement qui autoriserait le changement de zonage permettant la construction d'une épicerie au coin des rues Prospect et Lionel-Groulx.

Rappelons que le Groupe Custeau, promoteur du projet, avait déposé un document contenant la signature de 421 citoyens qui renonçaient à la tenue d'un référendum sur la question. Les opposants s'interrogeaient sur le nombre de signatures nécessaires pour que la renonciation soit reconnue. La Ville calculait que les zones concernées comptaient 705 unités d'habitation. Les citoyens auraient préféré que le calcul soit effectué en fonction du nombre de personnes habilitées à voter.

Maryse Armando, citoyenne membre du groupe d'opposants, confirme que leur demande a été rejetée. «Le DGE a bien spécifié qu'il n'a pas le pouvoir de suspendre le règlement. Ce pouvoir relève du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire. Ça ne lui appartient pas non plus de calculer le nombre de personnes habilitées à voter. Il précise que cette information relève du greffier de la Ville et que le DGE n'a pas à intervenir sur le sujet.»

Mme Armando reconnaît que l'ensemble du projet a été mené en fonction des lois qui ont cours. «Nous sommes déçus. Je considère que la Ville n'a pas tenu compte des tranches de population qui se sont déplacées pour les consultations publiques et pour demander la tenue d'un registre. Pourquoi on ne nous a pas informés qu'il restait des démarches possibles pour le promoteur? Si nous avions su, nous aurions pu prendre le temps de poursuivre notre sollicitation et de recueillir nous aussi des signatures.»

Elle ajoute que les citoyens n'ont ni le temps ni les moyens pour pousser le dossier plus loin. «Au niveau social, ce serait intéressant de mener le débat, mais nous nous arrêterons là. Peut-être que quelqu'un d'autre prendra le relais.»

Les résidants du quartier n'ont toutefois pas fini d'exprimer leur mécontentement, précise Mme Armando. «Les projets ne sont pas terminés dans le quartier. Il y a d'autres protestations.»

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