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L'Orford Express offert gratuitement à la Ville

Les propriétaires de l'Orford Express sont prêts à céder leur train touristique... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) Les propriétaires de l'Orford Express sont prêts à céder leur train touristique gratuitement à la Ville de Sherbrooke contre un reçu fiscal correspondant à la valeur du don.

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André L'Espérance

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Les élus sherbrookois évaluent présentement la proposition avec une approche de gestion en sous-traitance et sans qu'il soit nécessaire d'injecter des fonds municipaux.

«L'Orford Express nous a été offert sous la forme d'un don d'actifs. La Ville a tout intérêt à considérer l'option de devenir propriétaire pour conserver ce produit d'appel. Autrement, une vente à des intérêts privés pourrait se solder par un déménagement des équipements et alors, nous perdrions tout», a confirmé à La Tribune le président du comité exécutif, Serge Paquin.

En déplacement lundi pour rentrer au pays, l'actionnaire principal de l'Orford Express, André L'Espérance, n'a pu être rejoint pour expliquer les motivations à se départir du train au lieu d'en assurer la relance via la compagnie Escapades Memphrémagog, qui opère aussi le bateau de croisière Le Grand Cru.

«Le train relèverait de la Société de transport de Sherbrooke, dont la charte prévoit de semblables compétences.»


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Serge Paquin

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L'abbé Donald Thompson, qui détient également des intérêts dans le train touristique, préfère quant à lui attendre la fin des pourparlers avant de commenter.

Après que les élus municipaux eurent été saisis du dossier, la Ville a entrepris une analyse de rendement de l'Orford Express. Après quelques années de forte affluence, celui-ci a été frappé par une cascade d'imprévus.

Les activités ont été suspendues l'an dernier à la suite d'un incendie. Des tiraillements découlant de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic ont de plus poussé l'entreprise vers les tribunaux pour faire reconnaître la valeur de l'entente qui avait été signée avec la défunte Montreal, Maine & Atlantic (MMA), lui reconnaissant un droit d'utilisation du tronçon Sherbrooke, Magog, Bromont jusqu'en 2025.

«Nous avons une série d'éléments financiers et techniques à valider. Le train relèverait de la Société de transport de Sherbrooke, dont la charte prévoit de semblables compétences. La STS n'assurerait toutefois pas les opérations. La Ville s'allierait un partenaire privé qui, suivant les spécifications de l'appel d'offres, devrait financer tous les investissements requis à même les revenus d'exploitation, sans déboursés des Sherbrookois», assure M. Paquin.

Les investissements des propriétaires actuels pour acquérir et rénover la locomotive ainsi que les trois voitures-restaurants de l'Orford Express totaliseraient près de 10 M$.

«Le don devra faire l'objet d'une évaluation professionnelle qui, elle, sera soumise à l'Agence de revenu du Canada pour approbation. La STS devra se faire reconnaître comme organisme de charité, ce qui ne devrait être qu'une formalité considérant qu'elle remplit tous les critères. Dans le passé, la Ville avait ainsi reçu en don des héritiers de la famille Greenberg l'immeuble de la rue Wellington Nord où se trouve aujourd'hui l'école d'hôtellerie», précise le président du comité exécutif.

Que le train touristique soit ou non légué en héritage aux Sherbrookois, la reprise des opérations n'est pas prévue avant 2016.

La compagnie a finalement reçu le mois dernier les fenêtres du toit en dôme qui avait été abîmées lors de l'incendie de l'an dernier. Le train est garé le long de la promenade du lac des Nations et comme les réparations doivent être effectuées à ciel ouvert, il faut attendre une température plus clémente pour procéder.

Ces impératifs techniques causaient trop d'incertitude pour lancer une campagne de mise en marché en promettant des départs cette saison. Déjà que l'exploitant s'est vu dans le passé dans l'obligation d'annuler des sorties ou de proposer des alternatives à ses clients pour honorer des réservations.

«Si c'est nous qui assurons la relance, notre souci sera de maximiser les retombées locales. Avec une saison de 47 000 passagers, dont 80 pour cent provenant de l'extérieur, les retombées incluant 2000 nuitées ont déjà été estimées à 11 M$. Il faut absolument préserver cela», fait valoir Serge Paquin.

Les cuisines de l'Orford Express avaient été déménagées de Sherbrooke à Magog pour approvisionner le train et le bateau de croisière à partir du même endroit.

La construction d'une voie d'évitement était à l'étude du côté de Magog afin de libérer la voie principale. Ces installations parallèles existent déjà à Sherbrooke, avec un service d'alimentation en eau, en électricité et en vidanges sanitaires.

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