Grève de l'AGEFLESH : point de presse tendu au palais de justice

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Nicolas Trudel s'est adressé à la presse.

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(SHERBROOKE) Alors que des étudiants ont déposé une requête en injonction exigeant la reprise des cours, l'Association générale des étudiants de la faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Sherbrooke (AGEFLESH) déplore la judiciarisation de la grève étudiante.

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Les étudiants à l'origine du dépôt de l'injonction avaient convié les médias, lundi. Le point de presse passablement tendu s'est déroulé en présence de représentants de l'AGEFLSH et d'étudiants en faveur de la grève étudiante, qui vise à contester les mesures d'austérité du gouvernement Couillard.

Selon Simon Roy-Grenier, étudiant de l'UdeS et porte-parole du groupe, 14 étudiants sont derrière la demande d'injonction. La requête vise l'UdeS et l'AGEFLSH.

Les étudiants proviennent principalement de trois programmes de la FLSH.  « Les tribunaux ont déjà statué : le droit de grève est illégal. Lorsqu'une assemblée étudiante décide qu'elle lève les cours, elle agit en toute illégalité (...) La question ici n'est pas de savoir si oui ou non on est d'accord avec les mesures de rigueur budgétaire du gouvernement Couillard; la question est de savoir si oui ou non une association étudiante est dans son droit lorsqu'elle décide de brimer l'accès aux salles de cours. Nous sommes tous ici pour le droit de manifester. Cependant, ce droit ne doit pas venir brimer notre droit à l'accès à l'éducation... »

Raphaëlle Paradis Lavallée... (Imacom, Jocelyn Riendeau) - image 2.0

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Raphaëlle Paradis Lavallée

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«La meilleure façon d'apporter des changements positifs à notre communauté, c'est avant tout par des études sérieuses et du travail acharné », a commenté l'un des étudiants signataires, Nicolas Trudel.

Ses propos ont fait ricaner les étudiants en faveur de la grève qui ont assisté au point de presse. Il dit vouloir protéger, du coup, le droit d'accès à l'éducation.

« On déplore la judiciarisation d'un conflit qui avant tout, est politique. On invite les étudiants à venir en assemblée générale dans le processus démocratique à exprimer leur mécontentement, au lieu de repousser vers les tribunaux un conflit qui est politique avant tout », a commenté Raphaëlle Paradis Lavallée, responsable à la coordination à l'AGEFLESH.

«Il y a un flou juridique. Jusqu'à preuve du contraire, le droit de grève étudiant n'est pas illégal, l'assemblée générale est souveraine, donc nous respectons ce droit. »

Les quelque 2000 membres de l'AGEFLESH sont en grève depuis mardi dernier, et ce, jusqu'au 7 avril, moment où ils seront appelés à se prononcer sur une reconduction.

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