Manif à l'intention des libéraux: « À bas l'austérité! »

Le stationnement du Club de golf de Sherbrooke a été assailli par plus d'une... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(Sherbrooke) Le stationnement du Club de golf de Sherbrooke a été assailli par plus d'une centaine de manifestants, dimanche, désirant faire entendre bruyamment leur mécontentement face au budget provincial au premier ministre du Québec de passage à Sherbrooke.

Rues barrées, clôtures temporaires dans le stationnement, dizaines de policiers... tout avait été mis en place afin d'assurer la sécurité de Philippe Couillard et des militants libéraux réunis pour un colloque visant à préparer le congrès des membres 2015.

« À bas l'austérité! Vos solutions économiques sont faites pour ceux qui ont du fric », scandait entre autres la foule composée de plusieurs groupes disparates chaque fois qu'une voiture autorisée à se stationner - uniquement des membres libéraux - faisait son entrée sur le terrain du club de golf.

« Tout ce qui porte atteinte à la justice sociale, on dit non! Le gouvernement Couillard coupe partout et il ne semble pas vouloir changer de cap. Mais notre message est clair : on va être là tant qu'il ne changera pas de cap », affirmait Mylène Boisvert, coordonnatrice de Solidarité populaire Estrie, organisme membre du Front social estrien qui représente des professeurs, des étudiants, des jeunes familles, des syndiqués, des travailleurs de la santé...

« Notre mouvement représente du monde de divers horizons parce que tout le monde est attaqué présentement. Les gens sont en colères. Ils sont dans la rue. Ce sont des mouvements citoyens qui se mettent en place pour dénoncer les pratiques d'austérité du gouvernement libéral qui vont à l'encontre de la justice sociale », soulignait la coordonnatrice entre deux discours aux manifestants.

Parmi les sources d'inquiétudes des membres du Front social estrien, Mme Boisvert cite les dépenses extrêmement minces en santé et en éducation que le gouvernement compte faire.

« On ne peut pas investir 0,2 % en éducation et 1,4 % en santé et se dire que le monde va bien aller. C'est complètement illusoire, mais ça démontre clairement où les libéraux veulent se diriger, c'est-à-dire vers la privatisation. On est pas citoyens à leurs yeux, on est des clients », dénonçait-elle.

Selon les personnes rencontrées sur place, le rassemblement d'hier n'était que le premier d'une longue suite de manifestations.

Déjà, le Front social estrien prévoit perturber la visite du ministre de la Santé, Gaétan Barette, à Sherbrooke jeudi alors qu'il est censé participer à un 5 à 7. Le passage de Martin Coiteux, président du Conseil du trésor du Québec, à Asbestos, le 12 avril, est également ciblé pour une action de perturbation.

« On les attend de pied ferme », assure Mme Boisvert.

La manifestation a duré environ une heure. Le Service de police de Sherbrooke n'a remis aucun constat d'infraction et n'a procédé à aucune arrestation.

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