UdeS: fin d'un privilège pour les cadres

Les cadres de l'Université de Sherbrooke ne bénéficieront plus de l'exonération... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Les cadres de l'Université de Sherbrooke ne bénéficieront plus de l'exonération partielle des droits de scolarité, une mesure prévoyant que l'institution assume la moitié de la facture pour leurs études à l'UdeS.

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Martin Buteau

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Le personnel-cadre a en effet renoncé à ce privilège en vigueur depuis des années, qui s'applique également à leurs enfants et à leur conjoint. Suggérée comme piste d'économie aux groupes syndiqués au cours des dernières semaines, la direction de l'UdeS souligne maintenant que le retrait de cette mesure fera partie des demandes dans le cadre du renouvellement des conventions collectives.

« C'est un privilège qu'on enlève aux employés non-syndiqués (...) Ce sera une demande qui sera formellement déposée dans le cadre du renouvellement des conventions collectives », a indiqué le recteur adjoint de l'UdeS, Martin Buteau.

L'année dernière, l'exonération partielle des droits de scolarité a coûté environ 230 000 $ à l'UdeS. La facture varie cependant d'une année à l'autre, en fonction des personnes qui suivent de la formation. Comme la fin de cette mesure ne touche que les cadres pour le moment (moins de 200 à l'UdeS), il s'agit d'une économie d'environ 15 000 $.

Deux groupes de cadres, les cadres supérieurs, de même que le personnel de soutien et professionnel non syndiqué, ont également renoncé à une augmentation salariale de 1 % à la fin mars, prévue par la politique salariale gouvernementale (PSG).

Une ponction salariale sera aussi prélevée pour récupérer la baisse de cotisation au régime de retraite, qui avait été accordée en raison des bons rendements du régime. La cible d'économie a été fixée à 4 % pour ces deux groupes et à 1,5 % pour le personnel-cadre intermédiaire.

Les mesures permettront à l'institution d'économiser près de 700 000 $ et d'atteindre les cibles prévues pour l'année financière 2015-2016.

Par ailleurs, l'UdeS évalue qu'il lui reste 380 000 $ à récupérer avant la fin de l'année financière 2014-2015, qui se termine le 30 avril prochain. « On est proche! » lance M. Buteau. Il rappelle qu'en décembre, l'institution cherchait encore quelque 3,3 M$.

L'enjeu est majeur, puisque en cas de déficit, l'institution sera tenue de produire un plan de redressement. En attendant son dépôt, le ministère de l'Enseignement supérieur pourrait retenir la subvention conditionnelle d'environ 20 M$ de l'UdeS. « C'est 20 M$ qui demeurent sur une marge de crédit », lance M. Buteau en faisant allusion aux intérêts. « C'est clair qu'il faut éviter ça. » Afin d'atteindre son objectif financier d'ici la fin avril, l'institution a notamment demandé la collaboration des employés, dont les professeurs, afin de reporter certaines dépenses. « On est extrêmement vigilant, on est confiant d'atteindre l'équilibre budgétaire en 2014-2015. »

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