Des citoyens de Deauville en ont marre des activités de transbordement des trains

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(SHERBROOKE) Les citoyens du secteur de Deauville en ont marre des activités de transbordement des trains près des rues des Riverains et du Trianon. Estimant attendre en vain qu'une solution équitable soit mise en place, six citoyens se sont présentés au conseil d'arrondissement de Rock Forest-Saint-Élie-Deauville lundi.

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Anne LeBel

Imacom, Frédéric Côté

«À l'automne 2013, nous sommes allés au conseil municipal parce que des locomotives étaient laissées à l'arrêt, le moteur en fonction, sans personne pour les surveiller. Cette pratique a cessé. Maintenant, on se sert de la voie de contournement comme s'il s'agissait d'une gare de triage», fait valoir Anne LeBel, une résidante du quartier.

À la hauteur de la rue de Sorel, la voie ferrée se dédouble. «Ils laissent une partie du convoi sur une voie et en ramassent une autre. Les locomotives doivent reculer pour accrocher les wagons. Quand le convoi, qui est parfois long d'un kilomètre, commence à bouger, tu entends tous les wagons qui s'entrechoquent. Ça peut durer jusqu'à une heure. Ça arrive parfois dans la nuit, vers 2 h du matin. C'est le bruit qui est le plus dérangeant. Des fois, les wagons bloquent aussi la rue de Sorel...»

Mme LeBel explique avoir signalé le problème au début de l'automne. «La conseillère Diane Délisle nous a dit avoir communiqué avec la compagnie Central, Maine and Quebec Railway, qu'il leur fallait rapatrier tous les convois sur le réseau au Québec. On lui aurait promis que ce serait terminé en décembre. Le problème n'est toujours pas réglé et il s'intensifie selon nous. Mme Délisle avait aussi dit qu'une rencontre serait organisée entre la compagnie et les citoyens pour trouver des réponses. Elle n'a jamais eu lieu.»

Pour cette citoyenne, la Ville manque de leadership pour tenter de faire respecter ses propres règlements sur le bruit. «La Ville nous dit qu'elle n'a pas vraiment de pouvoir pour intervenir. La réponse serait-elle la même si la situation se produisait autour du lac des Nations et près de l'Hôtel Times? Nous ne sentons pas qu'il y a des préoccupations pour nous. Nous ne disons pas que nous ne voulons pas que le train passe, mais nous ne voulons pas que le secteur soit considéré comme une zone industrielle. Il doit y avoir des gares de triage ailleurs. Nous sommes à réfléchir à d'autres actions pour faire avancer le dossier.»

Diane Délisle dit comprendre que les citoyens soient exaspérés. «Nous avons rencontré le propriétaire du chemin de fer. Il est très gentil et il nous a demandé du temps pour s'adapter. Ce que nous voulons savoir, c'est comment il règlera la situation. Ça ferait partie de la solution d'au moins rencontrer les citoyens pour comprendre ce qui les exaspère. Il faudra mettre cette rencontre à l'horaire bientôt et il faudra un minimum de bonne volonté de la part de la compagnie. Ç'a assez traîné. Il reste que les outils de la Ville pour intervenir sont limités.»

Il n'a pas été possible de joindre un représentant de la Central, Maine and Quebec Railway mardi.

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