Les étudiants en sciences humaines en grève jusqu'au 7 avril

Les étudiants en lettres et sciences humaines de l'Université de Sherbrooke... (Imacom, Frédéric Côté)

Agrandir

Imacom, Frédéric Côté

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Les étudiants en lettres et sciences humaines de l'Université de Sherbrooke sont en grève. Et ils le resteront jusqu'au 7 avril, date à laquelle ils se prononceront à nouveau sur la poursuite ou non de ce débrayage visant à dénoncer les politiques d'austérité du gouvernement Couillard.


Pendant près de quatre heures mardi après-midi, quelque 800 membres de l'Association générale des étudiantes et étudiants de la Faculté des lettres et sciences humaines (AGEFLESH) ont débattu d'une proposition à l'effet de déclencher la grève comme moyen de pression pour faire reculer le gouvernement.

Alors que certains étudiants ont pris le micro pour exprimer leur désaccord sur la grève, d'autres ont débattu de la pertinence de tenir une grève d'une durée de deux semaines, plutôt qu'une semaine.

Finalement, 396 étudiants ont voté en faveur de la grève jusqu'au 7 avril, tandis que 370 ont voté contre et 30 se sont abstenus. Une autre proposition prévoyant la tenue d'un référendum a par ailleurs été battue.

«Le fait de poursuivre la grève jusqu'au 7 avril va nous permettre de rejoindre plusieurs autres groupes et associations étudiantes à travers le Québec qui auront à se prononcer à nouveau sur la poursuite de la grève à cette date», a expliqué Raphaëlle Paradis-Lavallée, responsable à la coordination pour l'AGEFLESH.

L'AGEFLESH, qui compte environ 2000 membres, est la première association étudiante de premier cycle de l'UdeS à se prononcer en faveur de la grève. Les associations étudiantes d'histoire et de service social de 2e et 3e cycles ont déjà joint le mouvement. Les étudiants de 1er cycle en Éducation et en Sciences (1er cycle) seront appelés à se prononcer aujourd'hui.

Le taux de participation des étudiants à l'assemblée générale de mardi a pris les organisateurs de l'AGEFLESH par surprise. Initialement prévue dans l'auditorium de la Faculté d'Éducation, l'assemblée a du être déplacée à la dernière minute vers la salle Maurice-O'Bready qui compte quelque 1500 sièges.

Étudiante à l'École de politique appliquée, Rebecka Pinsonneault a souligné qu'il était important de faire la nuance entre le mouvement de grève auquel vient d'adhérer l'AGEFLESH et les événements du printemps érable de 2012. Selon elle, les politiques d'austérité du gouvernement Couillard ne visent pas seulement les étudiants, mais toutes les couches de la population.

«C'est un mouvement social et non pas uniquement étudiant. Nous, ici à l'Université de Sherbrooke, et en particulier la Faculté des lettres et sciences humaines, comme on n'a pas une vision comptable et qu'on n'enseigne pas des programmes avec une vision comptable, on ressent déjà l'effet des coupures. On sait que des professeurs ne seront pas réengagés, que des cours ont été coupés», a-t-elle souligné.

Par ailleurs, les associations étudiantes tiendront une journée de mobilisation aujourd'hui sur le campus, au cours de laquelle une panoplie d'activités sont prévues. Les étudiants du Cégep de Sherbroke se réuniront en assemblée générale le 8 avril.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer