Mulcair discutera avec Harper du cas Badawi

Ensaf Haidar... (Archives La Tribune, René Marquis)

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Ensaf Haidar

Archives La Tribune, René Marquis

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair estime que le gouvernement conservateur devrait se montrer plus sévère à l'égard de l'Arabie saoudite, qui permet qu'on emprisonne un citoyen pour ses opinions et qu'on le fouette sur la place publique.

Après avoir discuté avec la femme de Raif Badawi, hier à Sherbrooke, M. Mulcair entend soulever le cas du blogueur saoudien directement avec le premier ministre Stephen Harper.

Le chef de l'opposition officielle à Ottawa s'est dit impressionné par le courage de Ensaf Haidar et par la détermination de l'agente de développement d'Amnistie internationale en Estrie, Mireille Elchacar, qui l'accompagnait.

À la lumière de cet entretien, il entend faire valoir à M. Harper, dans le contexte où le Sénat doit débattre d'un projet de loi sur la tolérance zéro face aux pratiques culturelles barbares, que la flagellation en fait partie.

«Il me semble qu'on peut considérer comme barbare le fait de donner 50 coups de fouet à quelqu'un sur la place publique», énonce M. Mulcair.

Le politicien déplore également que le gouvernement Harper ait passé outre le fait que le Canada a toujours pris des positions de principe ferme à l'égard des pays qui ne respectaient pas un minimum de droits de la personne, notamment dans les contrats de matériel militaire, et qu'une politique en ce sens est en vigueur au pays.

Le Canada sous Mulroney l'a fait valoir à l'époque de l'apartheid en Afrique du Sud, rappelle-t-il, en parlant d'un modèle à suivre.

Or le Canada a un contrat de 10 milliards pour fournir à l'Arabie saoudite des véhicules blindés construits en Ontario. «J'aurais tellement voulu que M. Harper respecte ça (les principes canadiens) avant de signer ce contrat avec l'Arabie saoudite. Le contrat a été donné alors on ne peut pas revenir en arrière. Mais c'est quand même inquiétant de voir un gouvernement qui se soucie si peu de la pratique des droits de la personne, tandis qu'il aime bien donner des leçons de morale.»

Thomas Mulcair entend par ailleurs accélérer les procédures pour permettre la réunification de Raif Badawi avec sa femme et ses enfants, à Sherbrooke, eux qui ont déjà obtenu leur statut de réfugiés, reconnu directement par les Nations unies de surcroît. «Quand on veut on peut», tranche-t-il.

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