Contrôle de sécurité à l'aéroport: dans les 100 premiers jours d'un mandat du NPD

L'aéroport de Sherbrooke obtiendrait dans les 100 premiers jours d'un... (Archives La Tribune)

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) L'aéroport de Sherbrooke obtiendrait dans les 100 premiers jours d'un gouvernement néo-démocrate les mesures de contrôle de sécurité nécessaires pour établir une liaison commerciale avec un transporteur aérien national.

Le chef Thomas Mulcair en a pris l'engagement ferme, hier, en entrevue éditoriale à La Tribune.

«Il ne suffit pas d'avoir une voix forte à Ottawa, a-t-il dit, en reprenant l'expression utilisée cet hiver par le chef libéral Justin Trudeau, ça prend aussi un engagement clair et avec nous, vous allez avoir les deux. Que ce soit par le biais de la réglementation en l'ajoutant à la liste ou encore en lui donnant ce qui a déjà été mentionné, et approuvé implicitement par le ministre Lebel (Denis Lebel, ministre de l'Infrastructure), soit cette nouvelle catégorie où une ville qui souhaiterait y arriver seule pourrait le faire au moins comme mesure temporaire...»

Rappelons que deux avenues permettraient à l'aéroport de Sherbrooke d'arriver à ses fins : l'ajout de cette infrastructure à la liste des aéroports désignés par l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) ou qu'il offre à ses propres frais les contrôles de sûreté que l'organisme fédéral assure dans 89 aéroports du pays.

Cette deuxième option avait été évoquée par la ministre des Transports Lisa Raitt dès juin 2014, en réponse aux pressions exercées par la Ville de Sherbrooke et les décideurs régionaux depuis bientôt deux ans. Le député néodémocrate de Sherbrooke Pierre-Luc Dusseault en a fait une motion qu'il a déposée à la Chambre des communes, le 9 mars dernier.

Pour son chef Thomas Mulcair, les arguments économiques en faveur du projet de l'aéroport de Sherbrooke sont tout à fait valables.

«C'est un non-sens (que le fédéral n'ait pas encore donné le feu vert) d'autant plus qu'il n'y a même pas d'excuses puisque ça ne coûterait rien au gouvernement si c'était la ville qui l'assumait (le service de contrôle). Quitte à ce qu'on voit après si ça devient vital, parce qu'il y a quand même quelque chose d'injuste si on a ajouté des aéroports à la liste de l'ACSTA au fil des ans. Mais moi je dirais tout de suite oui pour au moins cette partie-là. (...)On ferait tout ce qui est nécessaire. C'est une obligation de livrer la marchandise.»

«Il y a des forces d'inertie au sein de ce gouvernement-là qui ont l'air de pouvoir stopper même quelque chose qui est plein de bon sens», ajoutera M. Mulcair.

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