Commerce Sherbrooke : pas d'avantage particulier à un membre du C.A.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Un membre du conseil d'administration de Commerce Sherbrooke intéressé par la construction d'une épicerie dans le projet Cité-Jardin, au coin des rues Lionel-Groulx et Prospect, n'a pas bénéficié d'avantages particuliers, pas plus qu'il n'a participé aux décisions dans le dossier, affirment les dirigeants de l'organisme paramunicipal.

Lors d'une récente séance du conseil municipal, le citoyen Pascal Cyr avait interrogé le président de Commerce Sherbrooke, Louisda Brochu, à ce sujet. Ce dernier avait répondu que «le membre dont il a été question a déclaré son intérêt quand ce sujet a été abordé et a quitté le conseil d'administration pour les discussions. Il n'a pas participé à la prise de position ou d'orientation à cet égard».

Vérification faite, ce membre du C.A. a effectivement déclaré son intérêt avait de se retirer, le 15 novembre 2011, lorsque Commerce Sherbrooke a soumis au comité consultatif d'urbanisme un avis pour permettre l'installation d'une épicerie de 30 000 pieds carrés dans la zone concernée. Il n'a pas participé directement ou indirectement à la hiérarchisation de ce pôle commercial, qui était passé d'un pôle de voisinage à un pôle de quartier, le 20 mars 2012. Il était simplement absent de la réunion.

Mais pourquoi Commerce Sherbrooke a-t-il suggéré l'implantation d'une épicerie dans un pôle dont la vocation n'a été établie que quatre mois plus tard? Le directeur général de l'organisme paramunicipal, Gilles Marcoux, admet que les apparences donnent l'impression que les étapes ont été réalisées à l'envers. Il fournit toutefois des explications.

«Le 16 août 2011, Commerce Sherbrooke a entériné le diagnostic commercial et la vision préliminaire du développement commercial. Le 22 octobre de la même année, nous avons effectué une démarche publique pour présenter cette vision du développement commercial. L'accueil avait été très bon, au point où les promoteurs et les groupes d'intérêt avaient applaudi à la fin. Le 15 novembre, quand la demande de changement de zonage pour permettre une épicerie a été soulevée, nous nous sommes appuyés sur le diagnostic commercial et le projet préliminaire, de même qu'à l'adhésion massive des gens lors de la présentation publique, pour recommander l'ajout d'une épicerie dans ce secteur», explique M. Marcoux.

C'est en mars 2012 que la vision de développement commercial a officiellement été adoptée. «Ça peut paraître incohérent, mais il y avait déjà une bonne partie des travaux qui étaient faits en novembre 2011. Avant que l'offre soit structurée, il y avait un pôle de voisinage. Pour en faire un pôle de quartier, il était pertinent de suggérer l'usage d'une épicerie, mais pas n'importe laquelle. Alors qu'on nous demandait de permettre une épicerie de 40 000 pieds carrés, nous avons limité la superficie entre 20 000 et 30 000 pieds carrés.»

La décision d'en faire un pôle de quartier reposait sur des critères d'accessibilité, de densité et de développement résidentiel.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer