Au revoir Maude

Les proches de Maude Lallier se sont réunis... (IMACOM, Maxime Picard)

Agrandir

Les proches de Maude Lallier se sont réunis autour de son cercueil samedi, à l'église Saint-Patrick de Sherbrooke, pour une ultime prière en son honneur.

IMACOM, Maxime Picard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Il est plutôt rare que des funérailles se terminent par une salve d'applaudissements. Pourtant, quand le curé Pierre Doyon a demandé samedi à la fin de la cérémonie en l'honneur de Maude Lallier qu'on applaudisse celle-ci, ça allait de soi que c'était la chose à faire.

Ça allait de soi, parce que la jeune femme de 24 ans, retrouvée sans vie à son domicile dimanche, était une source d'inspiration pour tous ceux qui l'avaient côtoyée ou qui avaient suivi sur son blogue son combat contre le cancer, sa rémission ainsi que les nombreux projets qui ont suivi. L'église Saint-Patrick de Sherbrooke était d'ailleurs remplie jusqu'aux mezzanines de personnes venues rendre hommage à sa mémoire.

« Si Maude était là, elle vous dirait sûrement de profiter de chaque journée que la vie vous offre, et de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour aller jusqu'au bout de vos rêves », a affirmé la mère de la jeune femme, Paule Lavigne.

Maude prêchait par l'exemple; des rêves et des projets, elle en avait! Elle étudiait à l'école de radio et de télévision ProMédia à Montréal, venait de lancer sa chaîne de tutoriels beauté sur YouTube et s'impliquait auprès de la Société canadienne du cancer et de la Fondation du CHUS, notamment. « Maude, pour elle, la maladie était chose du passé. Elle était tournée vers l'avant », a poursuivi sa mère, qui maintient que la meilleure façon de soutenir une personne atteinte de cancer est de l'entourer de vie.

Une battante

Le titre de son blogue, Fight Like Maude, le dit d'emblée : Maude Lallier était une battante. « Pour elle, toute épreuve était synonyme de défi. Son attitude quand elle a appris qu'elle avait le cancer en était une preuve : elle disait à son entourage que ça tombait bien, puisque ça coïncidait avec son année chanceuse. »

Et malgré toutes les difficultés traversées depuis le diagnostic en 2012, Maude gardait le sourire. « Elle me disait il n'y a pas longtemps que si elle avait à refaire sa vie, elle passerait par les mêmes traces, que la maladie a été le plus beau moment de sa vie, qu'elle n'a jamais été aussi heureuse », a ajouté sa mère.

En plus de cette dernière, Maude a été notamment entourée de son père Jean Lallier, de son amoureux Nicolas Reyburn, de son frère Charles, de sa soeur Catherine, et de nombreux proches et amis pendant son combat. Les messages d'appuis qu'elle recevait sur les médias sociaux ont également été déterminants dans son parcours. Elle avait d'ailleurs adressé à la Saint-Valentin un message à tous ceux qui l'ont encouragée. « Merci de croire en moi et de me permettre de réaliser mes rêves. Merci aussi de m'avoir aidée à sortir de la noirceur; je n'aurais jamais imaginé tout ce qui m'attendait. J'ai l'impression que je brille de l'intérieur », disait-elle.

La petite mine de projets qu'elle avait en elle devenait parfois source de bel étourdissement pour son entourage. « C'est la seule personne que je connaissais qui n'enlevait son manteau qu'une demi-heure après être rentrée dans la maison tellement elle avait de choses à nous dire! » a lancé sa mère en souriant.

Après la cérémonie, au cours de laquelle d'autres témoignages ont été prononcés, les proches de Maude Lallier l'ont portée à son dernier repos au cimetière Saint-Michel.

La cause du décès de la jeune femme originaire de Kingsey Falls est encore inconnue. Une enquête du coroner est en cours pour la déterminer.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer