L'eau des rivières se dégrade lorsqu'elle circule sur le territoire

L'état des rivières traversant la ville de Sherbrooke s'est-il détérioré au... (Imacom, René Marquis)

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(SHERBROOKE) L'état des rivières traversant la ville de Sherbrooke s'est-il détérioré au cours des dix dernières années? C'est ce que tentera de déterminer le Conseil de gouvernance de l'eau des bassins versants de la rivière Saint-François.

En attendant les résultats, qui devraient être déposés au comité de l'environnement de la Ville de Sherbrooke, la division de l'environnement a présenté son suivi sur la qualité de l'eau des rivières Magog et Saint-François lundi.

« Ce portrait annuel a pour but d'évaluer les répercussions de nos activités urbaines et rurales. Ça nous permet de vérifier l'atteinte de nos objectifs au plan directeur de l'eau de la rivière Magog », mentionne Chantal Pelchat, chef intérimaire de la division de l'environnement.

Dans les deux cas, l'indice de qualité bactériologique et physico-chimique, déterminé par une cote variant de A (bonne) à E (très mauvaise) a été mesuré.

La qualité de l'eau de la rivière Magog et ses tributaires est généralement bonne, avec un indice de A ou B. « Mais la qualité se dégrade au fur et à mesure qu'elle circule sur notre territoire. À partir du barrage Drummond, on commence à voir une dégradation de la qualité. Les principaux paramètres qui sont problématiques sont les coliformes fécaux », mentionne Mme Pelchat.

« Pour les tributaires, la qualité est généralement moins bonne, soit de C à E. On est passé de sept échantillonnages à quatre et sur les quatre que nous avons faits, 50 % étaient en période de pluie. La dégradation se fait sentir plus spécifiquement en période de pluie. »

Les paramètres de coliformes fécaux et de matières en suspension créent plusieurs dépassements.

« Nous n'atteignons pas toujours les orientations de notre plan directeur de l'eau. »Les analyses de pesticides ont quant à elles révélé des quantités inférieures à la limite de détection.Quant à la rivière Saint-François, elle obtient un indice variant de B à C.

« Elle rentre sur notre territoire avec une cote de B et se dégrade en arrivant vers le centre-ville, où nous avons plus d'ouvrages de surverse. Les paramètres qui sont le plus souvent touchés sont la turbidité, les coliformes fécaux et le phosphore. La qualité des tributaires varie de B à D, mais, il faut dire que nous sommes plus en zone rurale. »

« Ce que nous voulons faire en 2015 c'est beaucoup plus une étude des tendances sur dix ans. Ce qu'on peut voir avec un échantillonnage, c'est l'état au moment où il est prélevé. Mais si nous évaluons les tendances, nous pourrons évaluer la dégradation des rivières au cours des dix dernières années. »La présidente du comité de l'environnement, Christine Ouellet, a rappelé que toutes les activités ont des conséquences sur les cours d'eau.

« N'oublions pas que les activités aquatiques ont des retombées intéressantes pour notre ville. Si on laisse aller, la conséquence ultime, c'est l'eutrophisation (NDLR : Multiplication des végétaux aquatiques et des cyanobactéries) des cours d'eau. Soyons vigilants. »

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