Culture du viol: l'UdeS promet un plan d'action

Un plan d'action en matière de violence à caractère sexuel sera déposé à... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

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(SHERBROOKE) Un plan d'action en matière de violence à caractère sexuel sera déposé à l'Université de Sherbrooke en avril, afin d'être appliqué pour la prochaine rentrée scolaire. Le plan d'action fait suite aux nombreux scandales qui ont secoué des campus américains, mais aussi à des incidents qui se sont produits sur les campus du pays.

La campagne de sensibilisation a été lancée lundi.... (Imacom, Frédéric Côté) - image 1.0

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La campagne de sensibilisation a été lancée lundi. On aperçoit Marie Nyemba, Mélanie Lemay et Maryse Orban.

Imacom, Frédéric Côté

C'est ce qu'a indiqué la secrétaire générale de l'UdeS, Jocelyne Faucher, aussi vice-rectrice à la vie étudiante.

La Tribune écrivait lundi qu'un comité étudiant s'est formé sur le campus afin de lutter contre la culture du viol, entre autres afin d'informer la communauté sur les notions d'agressions sexuelles et de consentement.

Selon des données de la CBC, qui a produit une carte interactive des agressions sexuelles rapportées sur les campus universitaires canadiens (et les collèges principaux), trois agressions sexuelles ont été rapportées entre 2009 et 2013 à l'UdeS. «Il faut faire attention aux chiffres», a commenté Mme Faucher, en indiquant que ces données ne reflètent que les cas dénombrés au bureau de la dignité et du respect de la personne de l'institution.

Dans les faits, les statistiques sont sans doute plus élevées. Un son de cloche partagé par Mélanie Lemay, membre du comité qui a donné le coup d'envoi hier à la campagne de sensibilisation avec une journée d'activités.

Jocelyne Faucher a souligné qu'elle ne pouvait dévoiler les détails du plan, puisqu'elle doit d'abord le présenter au conseil de la vie étudiante. «On veut qu'il se l'approprie», souligne-t-elle. Le conseil est composé entre autres d'étudiants, de professeurs et de chargés de cours. «À l'UdeS, la question des agressions sexuelles est prise très au au sérieux.» Il s'agit d'un plan qui permettra de lancer des activités de sensibilisation, d'information et de prévention en matière d'agressions ou de violence à caractère sexuel.

Elle indique que plusieurs moyens sont déjà en place pour contrer le harcèlement ou les agressions sexuelles, dont une politique de prévention du harcèlement et d'intimidation. Certaines facultés ont adopté des codes de conduite.

Initiations

Mme Faucher cite également les activités d'intégration (les initiations), qui font l'objet d'un encadrement. «Ce sont des moments où il peut y avoir un contexte un peu plus enclin à des gestes répréhensibles. Pour éviter ça, les activités d'intégration sont encadrées.» Elle indique que les activités doivent être autorisées à la fois par la faculté et la direction de la sécurité; les étudiants doivent remettre un plan détaillé.

À la suite des initiations, les nouveaux étudiants reçoivent une évaluation. «Ils doivent procéder à l'évaluation des activités. On pose spécialement des questions ouvertes.»

«La violence à caractère sexuel, c'est un sujet dont on doit parler de façon périodique. On ne peut pas tenir pour acquis que l'impact d'une activité en soi va perdurer au fil des ans.»

Aux États-Unis, des histoires d'agressions sexuelles sur des campus universitaires ont fait les manchettes. L'UQAM s'est aussi retrouvée sous les projecteurs après que des étudiantes eurent collé des autocollants sur les portes de bureau de professeurs, à qui elles reprochaient d'avoir commis du harcèlement sexuel auprès d'étudiantes.

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