Gestion des matières résiduelles: la Ville veut faire mieux

En adoptant les grandes orientations de son plan de gestion des matières... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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(SHERBROOKE) En adoptant les grandes orientations de son plan de gestion des matières résiduelles, dont l'élaboration s'est amorcée en septembre 2014, la Ville de Sherbrooke a dressé lundi un portait de sa situation en regard des objectifs nationaux dans le domaine.

Sherbrooke atteint ou dépasse quelques-uns des objectifs nationaux de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, mais doit tout de même poursuivre le travail.

Le premier objectif consiste à ramener la quantité de matières résiduelles éliminées à 700 kg/personne/année. La performance de la Ville dépend de la reconnaissance que fait le Ministère du traitement des boues de l'entreprise Kruger, selon Jocelyn Grenier, directeur par intérim du Service des infrastructures urbaines et de l'environnement.

«Kruger produit environ 70 000 tonnes de boues industrielles chaque année. Ces boues servent principalement à produire de l'électricité. L'entreprise fait valoir auprès du ministère que cette technique constitue de la valorisation. Si tel est le cas, l'objectif serait atteint, selon les chiffres de 2013, avec 543 kg de matières résiduelles par personne par année. Dans le cas contraire, le résultat serait à 997 kg. La décision du ministère aura un impact majeur sur notre bilan», rapporte M. Grenier.

En recyclant 73,8 % des résidus de papier, de carton, de plastique, de verre et de métal, la Ville surpasse l'objectif de 70 %. Seul bémol, les statistiques sont beaucoup moins reluisantes pour le verre, pour lequel la Ville a peu de solutions de valorisation. La conseillère Hélène Dauphinais invite néanmoins les citoyens à continuer de déposer le verre dans leur bac de recyclage.

Si le processus de Kruger est reconnu, la Ville dépassera largement l'objectif de traiter 60 % de la matière organique putrescible avec un résultat de 86 %. Dans le cas contraire, la performance serait de 30 %. «Nous connaissons de bons résultats dans le résidentiel, mais les performances sont moins bonnes dans les multilogements, les entreprises et les commerces», indique Chantal Pelchat, chef intérimaire de la division de l'environnement.

L'objectif de recycler ou de valoriser 80 % des résidus de béton, de brique et d'asphalte serait atteint également. Il n'existe toutefois pas suffisamment de données pour statuer sur la performance municipale en matière de résidus de construction, de rénovation et de démolition à acheminer au centre de tri.

Avec son plan de gestion des matières résiduelles, Sherbrooke veut conserver son titre de «ville verte» en optimisant les pratiques internes, en restant à l'affût des nouvelles technologies et en favorisant les activités d'information, de sensibilisation et d'éducation.

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