La Ville veut interdire les pesticides en 2017

La Ville de Sherbrooke vise à interdire l'utilisation des pesticides autres que... (Archives La Tribune, René Marquis)

Agrandir

Archives La Tribune, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke vise à interdire l'utilisation des pesticides autres que les biopesticides et les pesticides à faible impact en 2017. Elle préconise une approche progressive pour y parvenir.

Chantal Pelchat... (Imacom, Frédéric Côté) - image 1.0

Agrandir

Chantal Pelchat

Imacom, Frédéric Côté

Aucun changement ne sera apporté aux périodes d'épandage de pesticides en 2015, mais une campagne de sensibilisation à la réduction volontaire sera lancée. Les pesticides autres qu'à faible impact ne pourront être utilisés que pour une seule période en 2016 soit du 7 septembre au 31 octobre.

«En 2017, nous abolissons tous les pesticides autres qu'à faible impact. Il sera possible de délivrer des permis temporaires s'il y a une infestation. Le règlement intervient par principe de précaution. Même s'il y a absence de certitudes de maladies neurologiques ou respiratoires, nous croyons qu'il ne faut pas tarder», a indiqué Chantal Pelchat, chef par intérim de la division de l'environnement à la Ville de Sherbrooke.

«Il faut savoir que 30 % des pesticides s'en vont dans l'atmosphère. Entre 50 et 100 % s'en vont dans le sol, entre 1 et 10 % touchent le feuillage et quand on vise un insecte, c'est entre 0 et 0,3 % qui touche l'insecte qui fait l'infestation», ajoute-t-elle.

La présidente du comité de l'environnement Christine Ouellet a mentionné que cette mesure vise à corriger une perception selon laquelle la Ville avait déjà règlementé dans le dossier. «La pelouse a plusieurs fonctions, dont celle de limiter le ruissellement des eaux et celle de réduire les îlots de chaleur. Il faut simplement apprendre à vivre avec une pelouse un peu plus imparfaite. L'objectif est de limiter le plus possible les contacts avec les pesticides.»

«Je ne comprends pas qu'on autorise encore l'épandage des pesticides autres qu'à faible impact.»


Des conférences sur l'écopelouse sont d'ailleurs prévues le 20 mai à la salle du conseil de l'arrondissement Rock Forest-Saint -Élie-Deauville, à 19 h, et le 21 mai à la salle du Parvis, également à 19 h. Un comité de travail avec des représentants de l'industrie sera aussi formé.

La conseillère Nicole Bergeron a inscrit sa dissidence devant la proposition de procéder progressivement. «Je suis encore inconfortable avec le rythme auquel nous allons. Les anciens membres du conseil ont parlé chaque année de revenir sur ce dossier. Je ne comprends pas qu'on autorise encore l'épandage des pesticides autres qu'à faible impact. Les gens ne seront probablement jamais tout à fait prêts. Nous ne ferons jamais l'unanimité. Parfois, il faut une volonté politique pour donner un coup de barre», a-t-elle commenté.

Diane Délisle abondait dans le même sens. «Il y a dix ans, j'étais au comité du développement durable et je sens que nous sommes un peu à la même place. Je trouve que nous pourrions être plus audacieux. La population serait capable d'accepter ça.»

Chantal L'Espérance se disait par ailleurs heureuse de voir une résolution semblable, mais se montrait inquiète de la vente potentielle de pesticides qui ne sont pas à faible impact dans les commerces sherbrookois.

D'autres municipalités, comme Magog et Montréal, ont déjà décidé de bannir les pesticides dans la même mesure que Sherbrooke. L'accueil réservé à cette mesure y aurait été positif.

La règlementation actuelle sur les pesticides peut être consultée au sherbrooke.ca/pesticides.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer