La mésentente persiste entre les deux Chambres de commerce

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Chloé Cotnoir
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(Sherbrooke) « J'étais au conseil d'administration et je peux vous affirmer qu'il n'a jamais été question d'une fusion. »

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Patrick Hardy

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L'ancien président de la Chambre de commerce de Fleurimont (CCF), Patrick Hardy, nie catégoriquement qu'un comité formé de six personnes ait eu le mandat de préparer l'unification des deux chambres de commerce du territoire de la ville de Sherbrooke.

Tout comme le président actuel, Janick Anctil, M. Hardy réagit fortement à une lettre publiée samedi dans la section Carrefour des lecteurs de La Tribune.

Cette lettre, cosignée par les membres de ce comité, soit trois membres de la CCF - François Bouchard, Gaétane Plamondon et Karine L'Heureux - et trois membres de la Chambre de commerce de Sherbrooke (CSS) - Annie Lessard, Bruno Lavoie et Dany Sévigny -, traitait d'un comité formé en 2013 à la demande de la Fédération des chambres de commerce du Québec afin que cesse la tension entre les deux organisations.

« Il fut entendu de mettre en place un comité de travail de six personnes, dont trois de chaque chambre, afin de déterminer ce que pourrait être une nouvelle chambre unifiée », peut-on lire dans la lettre.

«Lorsque j'ai accepté cette entente, il était hors de question qu'il soit fait mention ou qu'il y ait une tentative de fusion.»


Les membres de ce comité maintenant dissous affirment ensuite qu'un protocole d'entente signé par les deux présidents stipule « que les chambres auront à organiser des activités communes sur une période d'un à deux ans en vue d'apprendre à travailler ensemble, le tout devant conduire à un regroupement naturel ».

Patrick Hardy, président de la CCF lors de la création du comité, a nié catégoriquement hier que son mandat était de regrouper les chambres.

« Lorsque j'ai accepté cette entente, je l'ai fait à une seule condition : il était hors de question qu'il soit fait mention ou qu'il y ait une tentative de fusion », affirme-t-il.

Patrick Hardy dit avoir rencontré son successeur à la présidence, François Bouchard, nommé en 2013, pour lui parler de ce comité et lui rappeler qu'il « n'était pas question de fusion. »

M. Hardy soutient que les six membres de ce comité devaient faire part de l'avancement de leurs travaux à leur CA respectif, mais qu'ils ne révélaient aucune information liée à une possible fusion.

« Lorsqu'on leur demandait ce qu'ils faisaient, ils nous répondaient qu'ils ne pouvaient pas nous en parler puisqu'ils étaient liés par des ententes de confidentialité. C'était toujours des réponses évasives », explique l'ex-président de la CCF qui admet avoir « fulminé » en lisant la lettre publiée dans La Tribune.

Selon lui, François Bouchard, président de la CCF de 2013 à 2014 et membre du comité, s'est octroyé des pouvoirs que le CA de son organisation ne lui avait pas accordés.

« M. Bouchard n'a jamais eu le mandat de négocier à ce sujet. S'il l'a fait, c'est en son propre nom parce que la CCF ne lui a jamais accordé ce pouvoir », dénonce-t-il.

« On veut simplement nous avaler »

Janick Anctil insiste également sur le fait qu'à l'origine, le mandat délivré au comité était d'instaurer une cohabitation harmonieuse entre les deux chambres, sans plus.

« Ce n'est pas à six personnes de décider pour tous nos membres s'il y aura ou non une fusion », insiste-t-il.

Dans la lettre envoyée à La Tribune, les signataires affirment que la relation entre les deux chambres s'était grandement améliorée jusqu'au mois d'août 2014, date qui coïncide avec la nomination de M. Anctil à la tête de la CCF.

« À partir d'août 2014, la Chambre de commerce de Fleurimont décida de poursuivre ses activités sans prendre en considération les travaux réalisés auparavant », est-il inscrit.

« C'est faux de prétendre que je n'ai pas voulu faire d'activité conjointe avec la CCS. J'ai même organisé un événement qui regroupait cinq chambres, dont celle de Sherbrooke, en novembre. Sur 200 personnes, il n'y avait que 16 membres de la CCS. C'est de la mauvaise foi », soutient le président Anctil.

« En plus, c'est la CCS qui a mis un terme à ce comité. J'ai reçu une lettre le 9 décembre de la part d'Annie Lessard qui annonçait la dissolution de ce comité », explique M. Anctil.

« C'est encore la preuve que tout ce que la CCS veut, c'est nous avaler », regrette M. Anctil.

Joint par La Tribune, François Bouchard n'a pas voulu réagir.

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