Au tour des futurs médecins de contester le projet de loi 20

Léo J. Perrin... (Photo tirée de Facebook)

Agrandir

Léo J. Perrin

Photo tirée de Facebook

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Les étudiants en médecine de l'Université de Sherbrooke entendent eux aussi contester le projet de loi 20. Une journée de débrayage sera en effet proposée aux membres de l'Association générale des étudiantes et des étudiants en médecine de l'UdeS (AGEEMUS), mardi prochain.

«Nos préoccupations sont à l'égard de nos membres. On craint que le projet de loi 20 ait un impact sur le nombre d'étudiants qui rejoignent la médecine familiale», explique Léo J. Perrin, vice-président aux affaires pédagogiques de l'AGEEMUS.

«Cette année, 48 % des étudiants ont choisi la médecine familiale», indique-t-il en soulignant que la cible à atteindre est de 55 %. Ce sont les étudiants en quatrième année qui font ce choix.

Le projet de loi 20 imposera un quota de patients aux médecins omnipraticiens. Si l'objectif chiffré par Québec n'est pas atteint, les omnipraticiens pourraient voir leur rémunération amputée.

Plusieurs organisations ont dénoncé jusqu'ici le projet de loi, dont la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et les doyens des facultés de médecine du Québec. Ces derniers craignent entre autres que cette carrière devienne moins attrayante pour les futurs médecins.

La position des étudiants des quatre facultés de médecine se rejoint face au projet de loi 20. Les membres de l'Association des étudiantes et étudiants en médecine de l'Université de Montréal (AEEMUM) ont d'ailleurs voté pour la tenue d'une journée de grève qui aura lieu le 30 mars. Si la proposition est acceptée à Sherbrooke, la journée de débrayage aurait également lieu le 30 mars.

Les étudiants de médecine ont aussi émis des réserves sur les mesures prévues dans le projet de loi 20 concernant la procréation assistée. Le projet de loi revoit complètement les règles en cette matière. «La personne la mieux placée pour décider si une patiente peut recevoir la fécondation in vitro, c'est le médecin. Un seuil de 42 ans est très arbitraire», dit-il en faisant allusion au fait que l'âge sera limité à 42 ans.

L'AGEEMUS compte environ 600 étudiants en médecine à Sherbrooke. Cela exclut les futurs médecins des sites de Moncton et de Saguenay.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer