Des lits de débordement encore ouverts à D'Youville et St-Joseph

Vingt lits de débordement sont toujours ouverts dans les centres d'hébergement... (Archives La Tribune)

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(Sherbrooke) Vingt lits de débordement sont toujours ouverts dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) D'Youville et Saint-Joseph. Les deux salles de loisirs du pavillon D'Youville servent encore de chambres pour des patients. Cependant, il n'y a plus que deux résidents, au maximum, qui logent dans ces lits supplémentaires. Ils ont déjà été jusqu'à quatre dans ces pièces qui ne comptent aucune salle de bain.

«Nous sommes plus près de la normale qu'il y a un mois», signale Céline Bureau, directrice des services aux personnes âgées ou en perte d'autonomie au CSSS-IUGS.

Rappelons qu'il y a un mois, des travailleurs syndiqués du centre d'hébergement d'Youville avaient manifesté pour dénoncer les conditions de vie de certains aînés qui vivaient dans des chambres à quatre avec une intimité très largement réduite. «C'est bien beau l'approche de fin de vie et le concept de vieillir dans la dignité, mais c'est loin de ce qu'on vit sur le terrain», avait lancé la présidente du Syndicat des professionnelles en soins de l'Estrie, Marie-Josée Forget.

Les 20 lits de débordement ne sont pas tous occupés, signale Mme Bureau, mais la direction des CHSLD les considère «ouverts». «On veut jouer de prudence», ajoute-t-elle.

Début mars, environ 48 personnes attendaient d'avoir une place dans un des quatre pavillons qui offrent de l'hébergement de longue durée, soit Saint-Vincent, Argyll, Saint-Joseph et D'Youville. Elles étaient 43 au début février, mais 109 en février 2014. «La situation a déjà été bien pire qu'aujourd'hui sur la liste d'attente», dit Mme Bureau.

Il y a environ 750 lits de soins et d'hébergement de longue durée au CSSS-IUGS.

Du côté syndical, on trouve effectivement que c'est une bonne nouvelle que les chambres à quatre lits aient disparu. On se méfie cependant de ces lits de débordement qui risquent bien de devenir permanents.

«Pour le moment, sur l'étage, nous avons trois patients supplémentaires (deux dans la salle de loisirs et un dans une chambre auparavant réservée pour la fin de vie) pour un même ratio de personnel. Ça nous occasionne une surcharge de travail importante, car ce sont des cas lourds», déplore Sophie Thériault, présidente par intérim de la section du CSSS-IUGS de la Fédération des infirmières du Québec.

Le CHUS met l'épaule à la roue

En période de débordement, le CSSS-IUGS travaille en collaboration avec le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) où plusieurs des résidents doivent patienter après une hospitalisation, trop malades pour rentrer à domicile.

Le CHUS a d'ailleurs dû mettre l'épaule à la roue au cours de la crise du début d'année, notamment en ouvrant de 12 à 25 lits de débordement pendant 19 journées en janvier, comme le dévoilait La Tribune le 25 février dernier. L'ouverture de ces lits avant cependant occasionné de nombreuses heures de temps supplémentaires obligatoires au personnel infirmier.

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