Pas de hausses salariales pour les cadres de l'UdeS?

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(SHERBROOKE) Des modifications aux conditions de travail des cadres seront présentées lors du prochain conseil d'administration de l'Université de Sherbrooke.

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 Martin Buteau

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Selon le recteur adjoint de l'institution, Martin Buteau, les cadres de l'UdeS sont aussi appelés à faire un effort budgétaire.

Les cadres de l'UdeS pourraient devoir renoncer à l'augmentation prévue par la politique salariale gouvernementale (PSG) de 1 % au 31 mars. L'UdeS compte autour de 125 cadres.

« En mars, au conseil d'administration, on va amener des modifications aux conditions de travail du personnel cadre et non syndiqué », indique M. Buteau.

Parmi les mesures sur la table, l'UdeS pourrait récupérer la baisse de cotisation au régime de retraite qui a été accordée. L'UdeS a opté l'an passé pour une diminution des cotisations au régime de retraite, qui est en bon état.

M. Buteau n'a pas voulu dévoiler toutes les mesures prévues touchant ces employés, puisque la question doit être discutée au conseil d'administration. « Je ne veux pas placer le conseil devant le fait accompli. » Il n'est pas question de baisse de salaire, mais plutôt de « renonciation à des augmentations salariales », dit-il en faisant allusion à la PSG prévue à la fin mars.

L'UdeS a fixé différentes cibles d'économies par groupe d'employés. Elles se chiffrent à 4 % pour les cadres supérieurs (le rectorat, les facultés, etc.), 4 % pour le personnel non syndiqué et 1,5 % pour les cadres intermédiaires (personnel d'encadrement).

«Je pense qu'il faut recadrer ça... On a été interpellé sur le prolongement de la convention actuelle.»


La Tribune écrivait mercredi que le Syndicat des employées et employés de soutien de l'UdeS (SEESUS) se montre ouvert à discuter des demandes d'efforts supplémentaires faites par l'UdeS. Il souhaite cependant que ces discussions aient lieu dans le cadre d'une négociation.

Ces dernières semaines, l'UdeS a présenté aux employés des pistes d'économies liées aux conditions de travail, comme l'abolition de l'horaire d'été.

La convention collective du SEESUS vient à échéance le 31 décembre. Le SEESUS dit avoir fait une demande à l'employeur afin de négocier avant terme, ce qui a été refusé.

« Je pense qu'il faut recadrer ça... On a été interpellé sur le prolongement de la convention actuelle », réagit M. Buteau. Une version que dément le SEESUS, qui maintient également avoir fait la demande de négocier avant terme.

Comme elles sont en désaccord sur la question de la structure salariale, un point qui date des négociations de 2011, les deux parties sont en attente de la réponse d'un arbitre sur cet enjeu. Un enjeu que l'employeur dit vouloir régler avant d'entreprendre des négociations.

« Ce n'est pas vrai qu'on doit nécessairement passer à travers des négociations pour faire face à des assouplissements », estime M.Buteau. « Il y a des gestes relativement simples qui peuvent être posés. » Il cite le Syndicat des professeures et professeurs de l'UdeS (SPPUS), qui a accepté que la direction laisse des postes vacants, alors que les négociations n'ont pas encore commencé pour le renouvellement de la convention collective. Celle-ci vient à échéance à la fin du mois.

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