Origine-Destination: le transport durable gagne du terrain

Bruno Vachon... (Imacom, Frédéric Côté)

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Bruno Vachon

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Moins de déplacements en solo, plus de transport durable. Ce serait une des évolutions dans les habitudes de déplacement des résidants de la région de Sherbrooke entre 2003 et 2012. Il s'agit à tout le moins d'un des faits saillants de l'enquête Origine-Destination réalisée à l'automne 2012 par le ministère des Transports du Québec et rendue publique mardi.

Essentiellement, les résultats de l'enquête démontrent qu'un peu plus d'un demi-million de déplacements sont réalisés chaque jour sur le territoire considéré pour l'enquête, un nombre en hausse depuis 2003. La plus forte demande de transport se situe entre 16 h et 17 h. L'automobile demeure le mode de transport le plus utilisé et son utilisation est en croissance. L'usage du transport en commun est aussi en croissance, contrairement aux déplacements piétonniers.

Les principales zones de déplacements, tous modes confondus, sont sans surprise le Carrefour de l'Estrie, l'Université de Sherbrooke et le Cégep de Sherbrooke. Viennent ensuite les deux sites du CHUS et l'école du Triolet. Les pôles commerciaux du Centre Sherbrooke (Place Belvédère) et de la Plaza de l'Ouest attirent quant à eux plus que le plateau Saint-Joseph.

Conformément aux tendances démographiques, les 25-34 ans et les 50 ans et plus connaissent une augmentation du nombre de déplacements.

Le président de la Société de transport de Sherbrooke (STS) Bruno Vachon se disait ravi des résultats. «Ces données ne sont pas évidentes à décortiquer. Si on prend tous les chiffres séparément, on voit qu'il y a plus de déplacements en voiture. Pour nous, le chiffre le plus important est la part modale du transport actif, qui augmente de 2,1 %. Ce sont des gens qui ont délaissé l'auto pour un autre mode de transport. Ce n'est évidemment pas un résultat qui est arrivé du jour au lendemain. Ce sont les décisions prises par mes prédécesseurs qui nous y ont menés.

«Toutes les ententes avec les grands générateurs de déplacements (NDLR : Université de Sherbrooke, CHUS, Cégep de Sherbrooke) ont été le début du travail. Ç'a amené les gens à se déplacer de façon différente. Si quelqu'un nous avait dit avant le début de l'enquête que la part modale du transport actif aurait augmenté de 2,1 %, nous aurions dit que c'était audacieux parce que ce n'est pas évident de changer les habitudes des gens.»

M. Vachon note aussi que le transport en commun est davantage sollicité aux heures de pointe. «C'est un signe que nous avons un impact positif sur la circulation, puisque ce sont des voitures de moins sur la route.»

Somme toute, Bruno Vachon y voit un signe que les orientations adoptées en 2003 sont les bonnes. «Nous prenons maintenant le document en nous demandant ce que nous pouvons faire pour les dix prochaines années.»

Il reste que la construction de trottoirs, année après année, ne semble pas avoir encouragé les déplacements à pied. «Il y a des actions simples qui peuvent avoir des impacts significatifs, notamment de relier deux secteurs avec des trottoirs ou des pistes cyclables pour permettre aux gens de passer d'un à l'autre, comme la piste cyclable que nous construisons dans le secteur du Carrefour.»

La STS travaille par ailleurs à réviser l'ensemble de sa desserte pour identifier ses forces et ses faiblesses. Il est trop tôt pour dire si les conclusions de l'enquête entraîneront des modifications de services, mais la STS procède à des études.

L'enquête a été menée auprès de plus de 11 000 ménages et a permis de brosser le portrait global de près de 60 000 déplacements.

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