Les syndicats déplorent une «manoeuvre politique»

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Les chefs syndicaux Gaétan Desnoyers (cols blancs), Mario Bernard (cols bleus) et Robin Côté (policiers) ont réagi après l'annonce de la Ville de Sherbrooke.

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(SHERBROOKE) Les représentants des différents syndicats de la Ville de Sherbrooke voyaient une manoeuvre politique dans la présentation du plan d'optimisation, mardi, manoeuvre qui survient au moment où les négociations pour le renouvellement des conventions collectives s'amorcent ou sont amorcées pour tous les syndicats.

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Michel Murray

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«Ç'a clairement été dit par la direction générale que c'est une commande politique de couper 11 M$. La direction générale nous a dit qu'elle est consciente que la conjoncture est difficile. On nous dit que nous serons impliqués selon la méthode Toyota. Notre niveau d'implication dépend d'où on est assis dans l'automobile, à mon avis. Je pense que derrière ça, il y a une manoeuvre politique. Au bout de trois ans, on sera en campagne électorale. Ça arrive dans un contexte où nous sommes tous en négociation de conventions collectives», a réagi le conseiller syndical des cols bleus Michel Murray.

Alors que la Ville compte appliquer une stratégie de lean management en invitant les directeurs de services à proposer des moyens d'économiser, les syndicats se sentent très peu impliqués.

«Ce n'est pas un travail d'équipe. Ç'a été décidé et nous avons eu une présentation. Nous n'avons pas travaillé ensemble. On nous invite à écouter le fait qu'ils couperont 11 M$, mais le reste, je n'ai pas senti qu'on m'invitait à quoi que ce soit. Ce qu'on se fera répéter en négociation, c'est qu'il y a 11 M$ à couper. Il ne faut pas penser qu'on va couper 100 postes à la Ville de Sherbrooke et que ça n'affectera pas le service aux citoyens. Ce n'est pas vrai. On s'est fait dire aujourd'hui qu'eux savent ce que les citoyens veulent. Je n'ai pourtant pas vu de sondage, de comité de citoyen nous parler», a commenté Gaétan Desnoyers, conseiller syndical pour les cols blancs.

«C'est un fait qu'il y a des gens qui sont prêts à partir à la retraite, mais qui attendent ce qui se passera avec la loi 15»


Le représentant syndical des pompiers, Simon Gilbert, trouve paradoxales les projections sur le nombre de retraites alors que les implications de la loi 15 sur les régimes de retraite ne sont pas encore connues. «Dans le contexte du projet de loi 3 sur les régimes de retraite, devenu la loi 15, nous sommes déjà dans une méfiance totale envers l'administration municipale. Le climat n'est pas propice. Ils prévoient l'abolition de postes par attrition à cause des départs à la retraite, alors que les paramètres de la loi sur les régimes de retraite viennent bousiller les paramètres des départs à la retraite. Comment peut-on prétendre que ces gens partiront alors que nous ne savons même pas comment la loi touchera le régime? Jamais ils ne pourront faire d'attrition si les retraites ne se prennent pas.»

«C'est un fait qu'il y a des gens qui sont prêts à partir à la retraite, mais qui attendent ce qui se passera avec la loi 15», ajoute le représentant syndical des cols bleus Mario Bernard.

Enfin, Simon Gilbert a évoqué la solidarité développée entre les syndicats. «Advenant qu'un groupe soit moins touché que les autres, il sera solidaire quand même.»

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