Le SEESUS ouvert à des négociations

À la suite des efforts budgétaires demandés par l'Université de Sherbrooke, les... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

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(SHERBROOKE) À la suite des efforts budgétaires demandés par l'Université de Sherbrooke, les membres du Syndicat des employées et employés de soutien de l'UdeS (SEESUS) ont adopté une résolution où ils se disent ouverts à discuter au sujet des mesures de compressions imposées par le gouvernement. Ils demandent toutefois à ce que ces discussions aient lieu dans le cadre d'une négociation.

Il pourrait s'agir d'une «négociation avant terme» ou «par toute négociation proprement dite», note la résolution adoptée lors d'une assemblée générale lundi.

La convention collective des employés de soutien prend fin le 31 décembre 2015. La présidente du SEESUS, Mélanie Cloutier, explique que le syndicat a proposé à l'employeur de commencer à négocier à l'avance, mais cette proposition a été refusée.

Rappelons que dans le contexte des compressions budgétaires imposées par Québec, l'UdeS a demandé à ses syndicats des efforts budgétaires de l'ordre de 10 M$. Elle leur a présenté des «exemples» d'efforts qui pourraient être mis en place, comme l'abolition de l'horaire d'été et la fin de l'exonération partielle des droits de scolarité.

L'institution a établi des cibles par groupe syndical. Elle demande par exemple au SEESUS d'atteindre une cible de 4 % de la masse salariale, ce qui représente un effort d'environ 1,8 M$.

Dans une note informative, l'instance syndicale explique que le conseil syndical a conclu «que ce n'est pas le rôle du syndicat de trouver des solutions aux demandes d'efforts budgétaires soumises par l'employeur, à l'extérieur d'une table de négociation».

Depuis le 1er juin 2014, 49 postes du SEESUS ont été abolis, dont 24 par attrition. Si la plupart des gens ont pu être replacés dans d'autres fonctions, de nombreux postes n'ont pas été remplacés, note Mme Cloutier. Selon le syndicat, huit autres postes seront abolis d'ici le 30 avril.

Le SEESUS compte environ 1200 membres, dont 900 réguliers.

Dans les efforts réalisés jusqu'ici, le syndicat cite notamment l'adoption une lettre d'entente pour la réduction de la semaine de travail de 35 à 32 heures, sur une base volontaire. Les membres ont aussi adopté une lettre d'entente sur l'instauration d'un régime de vacances anticipées sur une base volontaire, une mesure représentant une économie potentielle de 3,2 M$.

Par ailleurs, la convention collective du Syndicat des professeures et professeurs de l'UdeS (SPPUS) vient à échéance à la fin du mois de mars. Le SPPUS s'était entendu avec l'UdeS en 2014-2015 pour ne pas déposer de grief même si l'UdeS ne pourvoit pas à des postes. L'entente a été reconduite pour la prochaine année financière afin d'éviter des mises à pied de professeurs.

L'UdeS emploie quelque 7000 personnes.

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