La Ville veut réduire de 7 M$ sa masse salariale

Onze millions de dollars, c'est le montant que souhaite économiser la Ville de... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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(SHERBROOKE) Onze millions de dollars, c'est le montant que souhaite économiser la Ville de Sherbrooke grâce au plan d'optimisation présenté aux élus lundi et dévoilé devant les représentants syndicaux mardi. La Ville estime que 200 de ses employés seront admissibles à la retraite d'ici 2017 et compte abolir environ la moitié des postes laissés vacants par attrition et par un réaménagement du travail.

Le maire Bernard Sévigny a évoqué un « long chantier » qui avait commencé il y a longtemps. « Nous voulons optimiser chaque dollar qui nous est confié par le citoyen. Nous l'avons fait dans le cadre de la campagne électorale avec la réforme de la gouvernance et des services de proximité.

L'objectif était d'économiser 2 M$ et d'abolir 14 postes dans la réorganisation des loisirs. Nous avons maintenant l'objectif très ambitieux de récupérer 11 M$, dont 7 M$ dans la masse salariale et 4 M$ dans le budget de fonctionnement. Ce sont plus ou moins une centaine de postes permanents qui devront être abolis. Nous avons le devoir, et même la responsabilité, de limiter les hausses de taxes sous l'indice des prix à la consommation. »

M. Sévigny, conscient que tous les groupes d'employés sont à négocier le renouvellement de leur convention collective, admet que le contexte n'est pas idéal. « C'est plutôt le contexte qui nous a choisis. »

Le président du comité exécutif Serge Paquin a tenu à mentionner qu'il ne s'agissait pas d'une « opération de sabrage dans les services ». « Il s'agit de revoir la façon dont nous rendons les services aux citoyens pour que les citoyens en aient pour leur argent. Ça peut nous amener à revoir le niveau de service que nous rendons. »

Dans le passé, la révision du niveau de service avait amené la Ville à ne déneiger qu'un trottoir sur deux, à souffler la neige sur la propriété des citoyens plutôt que de la ramasser ou à réduire les heures d'ouverture des patinoires extérieures pour atteindre la moyenne des villes comparables.

« Les directeurs de service soumettront des propositions pour économiser et le conseil municipal sera partie prenante des décisions. Il ne s'agit pas d'une stratégie de négociation. La réalité financière est bête et brutale. Nous n'avons pas le choix », ajoute M. Paquin.

Le directeur général Yves Vermette a quant à lui mentionner les différentes pressions sur le budget, soit la baisse des transferts du gouvernement du Québec, la hausse des tarifs d'achat de l'électricité à Hydro-Québec, sans compter que le nombre d'employés permanents a bondi de 26 % à la Ville depuis 2002. Le budget des dépenses a augmenté de 70,7 % depuis 2002.

« Avec des hypothèses conservatrices, en incluant une hausse de taxes de 1,5 % par année, si rien n'est fait, nous nous dirigeons vers un déficit de 18 M$ en 2019 », précise M. Vermette.

Le directeur général compte appliquer la méthode Toyota, soit d'impliquer les employés dans l'exercice de réduction de coûts. Aucun poste, aucun service n'ont particulièrement été ciblés pour le moment pour réaliser des économies. « Nous voulons nous donner le temps de planifier pour ne pas manger l'éléphant d'un coup et tout se fera dans le respect des conventions collectives. »

La Ville ne compte pas prendre des mesures qui mettront la sécurité des citoyens en danger. « Nous viserons plus le soutien clérical et l'encadrement, mais nous laisserons beaucoup de latitude aux directeurs de services pour qu'ils proposent ce qui est le mieux pour eux », dit Yves Vermette.

La Ville de Sherbrooke compte 1286 employés.

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