Manif à D'Youville: «Les usagers paient pour les coupures!»

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(SHERBROOKE) Les patients qui vivent dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) du CSSS-IUGS ont droit à un bain par semaine et à quelques toilettes partielles, au besoin.

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Éric Bergeron

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« C'est maintenant rendu la norme dans les CHSLD du Québec, et c'est déplorable. Jusqu'où descendront les normes de la qualité des soins et services aux résidents? Ce sont les usagers qui paient pour les coupures dans le réseau de la santé », déplore Éric Bergeron, conseiller syndical au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente environ 1150 employés du CSSS-IUGS.

Des travailleurs du CSSS-IUGS ont manifesté mardi  midi devant le centre d'hébergement D'Youville pour affirmer leur attachement à la qualité et à l'accessibilité des services publics de santé, tout en dénonçant la loi 10 et la fusion des établissements de santé. Ils ont aussi déploré l'insuffisance des offres du gouvernement dans la renégociation de leur convention collective.

Sentiment d'appartenance

Nombreux sont les employés des centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) du CSSS-IUGS à regretter encore le temps où ils travaillaient au « Foyer Saint-Joseph » ou à « Saint-Vincent ». La fusion de ces établissements, pour la création du CSSS-IUGS, date pourtant maintenant d'une dizaine d'années.

« Plus l'établissement est gros, moins le sentiment d'appartenance est là, moins les gens ont l'impression d'être reconnus par la direction, moins la direction sait ce qui se passe sur le terrain. Avec la loi 10 et la fusion, oubliez ça, plus personne n'aura de sentiment d'appartenance », regrette Éric Bergeron.

Les employés inquiets sont aussi nombreux avec l'entrée en vigueur de la loi 10 qui chamboulera toutes les façons de faire avec la création du CIUSSS de l'Estrie-CHUS le 1er avril prochain. Il faut dire que près de la moitié des travailleurs du SCFP n'occupent pas de poste à temps plein au CSSS-IUGS. « Avec la fusion, il risque d'y avoir beaucoup de mouvance, les gens pourraient être appelés à se déplacer sur un très grand territoire pour parvenir à avoir des heures de travail. Avec tous les coûts qui augmentent sans arrêt, dont le prix de l'essence, qui a envie d'aller travailler loin de chez lui pour réussir à faire des heures? » demande Éric Bergeron.

Le syndicat de la fonction publique craint aussi que les travailleurs désertent pour aller chercher des employés du côté du privé. « Le gouvernement nous mène vers une privatisation. Et ça, ça n'a jamais été signe d'économies! »

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