Aéroport: Sévigny s'interroge sur l'impact de la motion Dusseault

Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny a salué le bon travail du député... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

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(SHERBROOKE) Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny a salué le bon travail du député Pierre-Luc Dusseault dans le dossier de l'aéroport de Sherbrooke, lundi, mais continuait de s'interroger sur l'impact qu'aura la motion qu'il a déposée à la Chambre des communes.

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« De façon générale, le député de Sherbrooke a fait son travail. Dans l'ensemble de la démarche, son intervention était prévue depuis longtemps. Il m'en avait glissé un mot. Il pousse dans le même sens que nous. Nous avions déjà proposé une mesure de sécurité avec le principe de recouvrement de coûts dans nos correspondances avec la ministre [des Transports Lisa] Raitt. Donc il y a de l'ouverture », commente M. Sévigny.

« L'accueil positif est difficile à lire. Je souligne l'effort et le dévouement de Pierre-Luc, qui en a fait son dossier. Dans sa lettre, la ministre Raitt disait avoir demandé à ses fonctionnaires de travailler sur un mécanisme de sécurité avec recouvrement de coûts, mais j'avais répondu que nous voulions être l'objet d'un projet-pilote à Sherbrooke. Je ne veux pas minimiser le fait que la motion s'adresse à 400 aéroports, y compris Sherbrooke, mais à tout le moins, c'est la première fois qu'un débat d'une heure porte sur le sujet à la Chambre des communes. Plusieurs interventions portaient sur Sherbrooke. »

Le maire n'en modère pas moins son enthousiasme. « Est-ce que ça veut dire que nous recevrons une lettre demain matin nous informant que nous aurons des dispositifs de sécurité? Je ne crois pas. Il reste du travail à faire. »

M. Sévigny rapporte par ailleurs que les discussions se poursuivent avec Burlington et Boston. La rencontre dans le Massachusetts, prévue en début d'année, avait été reportée en raison d'une tempête de neige. « Il y a eu des discussions par vidéoconférence. Nous cherchons des pistes, mais il n'y a rien de concluant pour le moment. Si j'avais le choix, je préférerais avoir la désignation canadienne. C'est beau faire de la business avec les Américains, mais il y a quelque chose de paradoxal de ne pas pouvoir le faire avec notre gouvernement canadien. Ce qui nous donne un peu d'espoir, c'est qu'il y a une échéance électorale. L'aéroport fera sûrement l'objet d'engagements. »

Enfin, le maire de Sherbrooke confirme qu'il « arrive régulièrement que des congrès ou des événements ne viennent pas à Sherbrooke parce que notre aéroport n'est pas désigné ».

À Destination Sherbrooke, on ne chiffre pas le nombre d'événements perdus ou échappés en raison de l'aéroport. La situation est plutôt nuisible pour monter des dossiers de mise en candidature et limite les efforts de prospection, confie Lynn Blouin, directrice à la promotion, à l'accueil, et au tourisme d'affaires et sportif. L'aéroport permettrait d'élargir le marché, même si Sherbrooke a tiré son épingle du jeu en obtenant les Jeux du Canada et le championnat de volleyball de l'est du Canada.

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