Le programme de dépistage du cancer colorectal est attendu depuis cinq ans

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(Sherbrooke) Le Programme québécois de dépistage du cancer colorectal (PQDCCR), promis il y a cinq ans par le gouvernement du Québec, doit être déployé dans les meilleurs délais. « Le ministre Barrette doit s'engager, au cours des prochains mois, à présenter un échéancier clair et à confirmer un financement continu pour son implantation », réclame Suzanne Dubois, directrice générale de la Société canadienne du cancer (SCC)- Division du Québec.

Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer au Québec, tuant plus que les cancers du sein et de la prostate réunis. « Chaque jour, 18 Québécois reçoivent un diagnostic de cancer colorectal et 7 en meurent. De 230 à 275 vies seraient sauvées chaque année si au moins un Québécois sur deux, âgé de 50 à 74 ans, passait un test de dépistage de sang dans les selles tous les deux ans », ajoute Mme Dubois.

En 2010, la SCC avait salué la décision du gouvernement de mettre en place le PQDCCR. « Cinq ans plus tard, nous enjoignons maintenant le gouvernement à garantir l'accès au programme dans les meilleurs délais », insiste Suzanne Dubois.

« L'absence de dépistage organisé pour le cancer colorectal occasionne des traitements éprouvants qui pourraient en grande partie être évités avec une détection précoce de la maladie. Sans compter que le dépistage permet d'éviter des cancers avant même qu'ils ne se développent », déclare Mélanie Champagne, directrice de Questions d'intérêt public à la SCC - Division du Québec.

Outre le Québec, toutes les provinces canadiennes ont leur programme de dépistage du cancer colorectal et dans plusieurs cas, ils sont opérationnels et offerts à l'ensemble des personnes visées.

« La SCC est inquiète du fait que plusieurs Québécois risquent de se faire dire trop tard qu'ils ont un cancer colorectal. Nous espérons que le PQDCCR sera une réalité à l'échelle québécoise dans les prochaines années. D'ici là, nous encourageons les personnes âgées de 50 à 74 ans à parler avec un professionnel de la santé de la possibilité de passer un test de dépistage du cancer colorectal », ajoute la directrice générale de la SCC-Québec.

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