Guy Laperrière reçoit le Prix La Tribune de la Société d'histoire

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En présence de nombreux invités, jeudi soir, Guy Laperrière a reçu le Prix La Tribune de la Société d'histoire de Sherbrooke des mains de Maurice Cloutier, rédacteur en chef du quotidien, et Jean Therriault, président de la Société d'histoire.

Imacom, Jessica Garneau

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Quarante ans de carrière plus tard, Guy Laperrière ne se rappelle plus très bien ce qui l'a amené à l'histoire. Les hasards de la vie, sans doute.Mais l'homme y a pris un grand plaisir, qu'il a voulu partager avec ses élèves, ses collègues du département d'histoire de l'Université de Sherbrooke et sa communauté d'adoption, qui a souventes fois fait appel à son expertise et à son enthousiasme.

À tel point qu'il a reçu hier soir le Prix La Tribune de la Société d'histoire de Sherbrooke pour ses états de service et sa contribution à mieux faire connaître et apprécier l'histoire des Cantons de l'Est. « Je vivais ici alors je voulais m'impliquer. C'est une manière d'animer la vie d'une région et les circonstances m'y ont aidé, relativise-t-il. Quand on me demandait des services, j'y allais. J'y prenais plaisir. En fait, ce que j'ai toujours le plus aimé, c'est rendre service. »

Guy Laperrière a d'abord voulu devenir prêtre avant de compléter une maîtrise en études médiévales à l'Université de Montréal puis un doctorat en histoire contemporaine à l'Université de Lyon en France.

« J'ai vécu la Révolution tranquille. J'ai eu 18 ans en 1960, quand il y a eu l'élection des libéraux, et ça m'a beaucoup excité. La société était en transformation. J'entrais à ce moment-là chez les Dominicains et quand j'en suis sorti (quatre ans plus tard), c'était les mêmes années où il y a eu la Révolution tranquille et le Concile du Vatican. C'était très effervescent! Tout de suite je me suis aperçu que la société s'éloignait beaucoup du catholicisme traditionnel et c'est cette question-là qui m'a guidé toute ma carrière. Comment expliquer que la religion a été si forte au Québec et qu'elle ait diminué si rapidement? »

Le nouveau diplômé est recruté comme professeur à l'Université de Sherbrooke en 1971, région qu'il ne quittera plus jusqu'à sa retraite en 2011.

On le verra alors bâtir une prolifique carrière d'enseignant et de chercheur, engagé dans de multiples projets, à l'intérieur comme à l'extérieur des murs de l'Université.

« Les inégalités m'ont toujours choqué, confie-t-il. À la fin des années 60, l'implication sociale c'était une chose importante. Tous les mouvements sociaux naissaient. Il y avait un grand élan vers la solidarité, le partage, la lutte contre la pauvreté, les luttes syndicales, tout ça faisait partie du même esprit et j'étais moi aussi dans cet esprit-là en arrivant ici de vouloir contribuer à améliorer la société. Tout le monde voulait faire ça, chacun à sa façon, et comme j'étais ici, je n'aurais pas eu idée de ne pas m'engager ici. »

Au fil du temps, Guy Laperrière a signé nombre d'ouvrages et collaborations, dont les plus « grands publics », peut-être, ont été sa petite histoire des Cantons de l'Est en 2009, une plaquette rédigée en 1995 pour le 15e anniversaire du Choeur symphonique de Sherbrooke - dont il a fait partie pendant 32 ans - et son Histoire des communautés religieuses au Québec, en 2013.

M. Laperrière aura également marqué les rangs de la Société d'histoire de Sherbrooke, dont il a été un membre actif pendant plus de 40 ans et un animateur d'assemblées générales annuelles hors normes au tournant des années 2000, a-t-on raconté... « C'était pour moi le moment de rendre hommage à ceux qui travaillent. Je rendais ça amusant, intéressant, vivant, pour que ce soit une partie de plaisir pour ceux qui y participaient »

« C'est un homme remarquable qui a connu une brillante carrière académique, en dira le président de la Société d'histoire Jean Therriault. C'est aussi un grand humaniste qui s'intéresse à beaucoup de choses, qui questionne pour comprendre le monde dans lequel il vit et qui ne tient rien pour acquis. Il a permis de faire avancer encore un peu la société. »

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