Vieux Clocher: vers un développement résidentiel?

Si les nouveaux propriétaires du Vieux clocher de Sherbrooke demeurent discrets... (Imacom, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Si les nouveaux propriétaires du Vieux clocher de Sherbrooke demeurent discrets sur leurs intentions, aucune demande de changement de zonage n'a encore été déposée pour le terrain en question. Aucune demande de permis de démolition n'a été acheminée à la Ville non plus. La conseillère du district de la Croix-Lumineuse, Nicole A. Gagnon, s'attend pour sa part à y voir du développement résidentiel.

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Nicole A. Gagnon

Archives La Tribune

Au service des communications de la Ville de Sherbrooke, on précise que le zonage du terrain où est situé le Vieux clocher permet une multitude d'usages. Outre les salles de toutes sortes, un salon funéraire ou un édifice public pourraient aussi être construits en tout respect du zonage. Les habitations de classe 6, soit d'un maximum de six logements, sont aussi permises. Dans le même sens, un projet intégré, qui consisterait en la construction de plusieurs édifices d'un maximum de six logements, est tout à fait possible.

La conseillère Nicole A. Gagnon rapporte n'avoir eu aucun contact avec les nouveaux propriétaires. « Ils possèdent déjà un immeuble sur la rue Lalemant. Le promoteur est déjà impliqué dans le monde locatif, alors nous nous attendons à ce qu'il souhaite construire des logements. Comme le terrain est grand, il pourrait construire plusieurs immeubles. »

Mme Gagnon, qui agit aussi comme présidente du comité de démolition, prévient que l'approbation pour démolir le Vieux clocher ne serait pas accordée à la légère. « On ne démolit pas pour démolir. On démolit quand la bâtisse le justifie, parce qu'il coûterait trop cher de la rénover. Nous prendrons la décision nécessaire pour ne pas nuire. S'il n'y a pas de cachet au bâtiment ou d'exigence particulière pour le conserver, nous pourrions aller de l'avant. Je ne mettrais pas de barrière parce que c'était une église auparavant. Ça fait plusieurs années que ça n'en est plus une. »

Rien n'indique par ailleurs que l'ancienne église Notre-Dame-du-Rosaire, devenue le Vieux clocher de Sherbrooke, présenterait un intérêt patrimonial.

«Chaque fois que je passe devant le Vieux clocher, je me dis qu'il est malheureux qu'il n'y ait rien à cet endroit.»


Nicole A. Gagnon n'hésitera pas à collaborer avec les promoteurs. « Chaque fois que je passe devant le Vieux clocher, je me dis qu'il est malheureux qu'il n'y ait rien à cet endroit. J'aimerais autant donner le feu vert à un projet des promoteurs, pourvu que le projet soit conforme au zonage. »

Sur le campus de l'UdeS, certains voient dans cette transaction une « vente de feu », une façon de corriger le tir puisque le bâtiment nécessitait beaucoup de travaux. « Ce sont des mauvaises décisions immobilières », a commenté un responsable syndical qui a préféré ne pas être identifié. Dans le contexte actuel, l'institution a tenté de « limiter les dégâts », croit le secrétaire général du Syndicat des professeures et des professeurs de l'UdeS (SPPUS), Robert Tétrault. « Les coûts pour le mettre à niveau étaient prohibitifs. Dans le contexte, c'est une vente de feu. » L'acquisition de l'UdeS en 2009, alors sous la gouverne du recteur Bruno-Marie Béchard, avait surpris beaucoup de gens, note M. Tétrault. 

-Avec Isabelle Pion

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