Nouveau blitz pour atteindre 450 défibrillateurs

Dr Wayne Smith... (Archives La Tribune)

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Dr Wayne Smith

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Le déploiement des défibrillateurs externes automatisés (DEA) est bien enclenché depuis quatre ou cinq ans en Estrie. Dans les arénas, dans les centres communautaires, dans les grandes entreprises, par exemple, on trouve de plus en plus souvent ce petit appareil qui permet de sauver des vies en cas d'arrêt cardiaque.

Le directeur médical régional des services préhospitaliers d'urgence, Dr Wayne Smith, s'en réjouit, tout en invitant à poursuivre sur la même lancée.

« On est maintenant à tout près de 300 DEA en Estrie. L'objectif ultime est qu'il y en ait 450. Et rien n'empêche qu'il y en ait davantage... »

Comme médecin d'urgence à l'Hôtel-Dieu du CHUS, le Dr Smith est bien au fait que les DEA font la différence. « Si lors d'un événement cardiaque on peut faire un choc en dedans de quatre minutes, les chances de survie du patient sont de 75 % », fait-il valoir, en insistant sur la qualité de survie de la personne choquée.

L'appareil permet d'intervenir de façon sécuritaire, sans détenir des connaissances particulières, tout au plus peut-être le programme de formation « Héros en trente » qui connaît lui aussi une belle popularité.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, souligne par ailleurs Dr Smith, un arrêt cardiaque peut survenir à tous âges et pour 40 % des gens touchés, il s'agit de la première manifestation d'un problème coronarien.

L'expérience estrienne montre également que le tiers des patients sauvés d'un accident cardiaque sont âgés dans la quarantaine et moins, et la moitié dans la cinquantaine et moins.

« On peut sauver de jeunes pères et de jeunes grands-pères et l'intérêt des DEA, c'est que ça survient souvent dans des petits milieux où la personne est connue et appréciée. Ça change la vie des gens de sauver quelqu'un ou d'être ainsi sauvé », insiste-t-il.

Claude LeBlanc et Jean Charest

Bénévole notoire à Sherbrooke, Claude LeBlanc partage les convictions de Wayne Smith sur l'importance de rendre accessibles des défibrillateurs externes automatisés dans les lieux publics. Après s'être associé deux fois à l'activité « Reste avec nous » de la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC, qui vise le même objectif, il a fait de cet enjeu l'objet de son souper d'adieu au bénévolat.

Grâce à l'événement-bénéfice « Dernier tour de piste », Claude LeBlanc espère déployer un maximum de DEA dans la communauté sherbrookoise.

Pour y arriver, outre Dr Smith, M. LeBlanc s'est attaché la présence de l'ex-député de Sherbrooke Jean Charest comme président d'honneur de cette soirée qui aura lieu le 23 avril au Centre Julien-Ducharme.

Lors de cette soirée, toutes les entreprises qui se seront procuré dix billets obtiendront un DEA d'une valeur de 2000 $, qu'elles pourront rendre accessible dans leur entreprise ou dans le lieu public de leur choix.

« Ça fait 30 ans que je fais du bénévolat pour toutes sortes d'organisations : Échec au crime, les Chevaliers de Colomb, la Société canadienne du cancer, la Fondation des maladies du rein... Il est temps que je quitte, mais avant je veux remercier la population qui a toujours répondu généreusement à nos demandes », explique M. LeBlanc.

« Je vais rester dans les fondations, rassure-t-il, mais je ne solliciterai plus personne. »

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