Moins d'élus et d'arrondissements: la résistance s'organise

La résistance s'organise dans le dossier de la réduction du nombre... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) La résistance s'organise dans le dossier de la réduction du nombre d'arrondissements et du nombre d'élus à Sherbrooke en marge du dépôt d'un projet de loi privé à l'Assemblée nationale. Une dizaine d'intervenants se sont déjà manifestés pour intervenir lors d'une commission parlementaire qui devrait se tenir en juin sur le sujet.

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 Nicole Bergeron

Archives La Tribune, Frédéric Côté

Le projet de loi, parrainé par le député Luc Fortin, a été remis au directeur de la législation dans les délais prescrits et se trouve à l'étape des avis ministériels. Aucune date n'a encore été fixée pour l'adoption du projet de loi. Au bureau du député, on confirme néanmoins que tous ceux qui souhaitent être entendus dans le dossier seront entendus.

Parmi les intervenants déjà inscrits pour la commission se trouve la conseillère Nicole Bergeron, qui avait manifesté cette intention dès l'adoption par le conseil du projet de réforme de la gouvernance. « J'irai en fonction de ce que j'ai toujours dit. Je ne suis pas d'accord avec ce projet, ni sur le fond ni sur la forme. Je ne suis pas surprise que d'autres veuillent se prononcer non plus. Il y a la possibilité que le gouvernement modifie le projet, alors il est important que ceux qui sont en désaccord se fassent entendre. »

«Ça prouve qu'il n'y a pas de consensus et d'unanimité. L'important, c'est d'aller au bout de cette démarche et que ce ne soit pas bâclé.

»


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Pierre Meese

Archives La Tribune, René Marquis

Mme Bergeron dit s'être entretenue avec ses collègues qui, comme elle, avaient voté contre la réforme. Elle ne peut toutefois confirmer si David Price et Chantal L'Espérance ont demandé à être entendus par la commission. « C'est important qu'il y ait des conseillers d'arrondissement aussi parce qu'ils sont directement concernés. Il ne faut pas oublier qu'au-delà de Brompton, il y aura d'autres impacts quand viendra le temps de redécouper les districts. Comment regroupera-t-on Jacques-Cartier et le Mont-Bellevue? »

La conseillère de Brompton n'est pas en mesure de dire si une dizaine d'inscriptions représente un nombre important. « Ça prouve qu'il n'y a pas de consensus et d'unanimité. L'important, c'est d'aller au bout de cette démarche et que ce ne soit pas bâclé. Après, nous aurons au moins le sentiment du devoir accompli. »

Le représentant du Groupe contre la disparition de Brompton Pierre Meese se rendra aussi à Québec pour défendre ses arguments en juin. Il avance que deux autres membres de son regroupement et des représentants du Mouvement Sherbrooke Démocratie ont exprimé la volonté de s'exprimer. « C'est un dossier éminemment politique. Nous tenterons de démonter que notre arrondissement fonctionne bien et ne coûte pas cher à la Ville. L'abolition de Brompton ne permettrait que des économies de 37 000 $ », avance-t-il, soit le salaire des conseillers d'arrondissement.

« Le personnel restera, mais sera affecté ailleurs et le budget de l'arrondissement ne sera pas coupé selon le maire, alors je cherche les économies à nous regrouper. »

M. Meese voit lui aussi dans la mobilisation une absence d'unanimité.

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