La Fédération pourrait retirer son membership à la Chambre de Fleurimont

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(SHERBROOKE) La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) pourrait retirer son membership à la Chambre de commerce de Fleurimont (CCF). Comme l'indiquait La Tribune samedi, la FCCQ a acheminé une lettre au président de la CCF Janick Anctil lundi pour dénoncer le non-respect de la loi sur les chambres de commerce.

Dans la correspondance, la présidente-directrice générale Françoise Bertrand demande à rencontrer M. Anctil en rappelant que le territoire de la CCF se limite à l'ancienne ville de Fleurimont. « Depuis quelques années, votre action, votre sollicitation et même votre siège social se sont étendus au-delà de ce territoire dans l'arrondissement de Fleurimont et atteint ainsi l'intégrité du territoire de la Chambre de commerce de Sherbrooke », lit-on dans la lettre.

Mme Bertrand rappelle qu'une médiation avait été proposée entre les deux chambres de commerce en 2013 et que deux solutions avaient été envisagées, soit une fusion ou une entente pour que la CCF demeure strictement sur le territoire de l'ancienne ville de Fleurimont.Le retrait du membership de la CCF prendrait effet le 1er avril et entraînerait le retrait de tous les avantages sociaux dont jouissent ses membres, notamment du point de vue des assurances collectives. La FCCQ, ouverte aux discussions, souhaite arriver à un consensus au plus tard le 23 mars.

Janick Anctil confirme avoir reçu ladite lettre, qu'il a aussitôt acheminée aux autres membres du C.A. de la chambre de commerce.

« Je rencontrerai la présidente de la FCCQ et ensuite j'émettrai des commentaires », a-t-il lancé.M. Anctil se défend d'avoir fait de la sollicitation illégale. « Je confirme que ça ne s'est pas fait depuis un an. Ça s'est probablement fait il y a plus de deux ans, mais nous avons arrêté depuis que nous avons lancé le processus de médiation. Nous ne faisons même pas de sollicitation dans Fleurimont. C'est impossible de prouver que nous sollicitons, parce que nous ne le faisons pas. »Janick Anctil prétend que le seul souhait de la Chambre de commerce de Sherbrooke, en acceptant une médiation, était d'orchestrer une fusion.

« Pour nous, c'était une façon de voir comment nous pouvions cohabiter. Jamais je pensais que nous serions acculés au pied du mur considérant que 500 membres nous ont choisi. »Une consultation sera par ailleurs lancée sous peu pour savoir si les membres de la CCF souhaitent une fusion des deux chambres.

« Il nous reste à faire analyser les questions par un expert. Les gens pourront se prononcer de façon confidentielle. Nous avons proposé à Sherbrooke d'utiliser nos questions, mais ils ont refusé. Si nos membres veulent fusionner, ça se fera rapidement. Je ne sais pas si nous aurons les résultats pour le 1er avril, mais peut-être aurons-nous droit à une extension. »M. Anctil affirme avoir fait part de ses intentions à la Chambre de commerce de Sherbrooke par écrit en décembre.

« Nous n'avons pas eu d'accusé de réception et nous constatons que la réponse arrive par la FCCQ. »

Le président de la CCF affirme que les problèmes ont commencé depuis l'achat des locaux de la chambre sur la rue King Est, à 600 mètres à l'intérieur du territoire de la Chambre de commerce de Sherbrooke. « On nous reproche aussi de tenir des activités sur le territoire de Sherbrooke, mais il n'y a plus de place dans Fleurimont qui peut nous accueillir parce que nous sommes trop nombreux. J'ai été obligé d'expliquer à un hôtelier qui nous invitait à tenir notre gala chez lui que je devais refuser sans quoi je recevrais une mise en demeure. Nous avons 500 membres, dont 300 qui ne viennent pas de Fleurimont... »

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