Dernier repas à la Chaudronnée la fin de semaine: «Ça fait mal»

Des dizaines de personnes étaient assises aux tables de la Chaudronnée hier... (Imacom, Frédéric Côté)

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(Sherbrooke) Des dizaines de personnes étaient assises aux tables de la Chaudronnée hier midi, seules ou en petits groupes de deux ou trois. Quelques phrases étaient échangées entre deux bouchées de pâté à la viande et de haricots, des exemplaires du journal du week-end passaient de mains en mains et les sourires fusaient ici et là quand les regards se croisaient.

Dimanche prochain, les chaises qui accueillaient tout ce beau monde seront rangées sur les tables de la Chaudronnée, l'organisme devant mettre fin à son service de repas de fin de semaine par manque de financement. Chaque samedi et chaque dimanche, ce sont environ 180 repas qui étaient servis.

« Le gouvernement va un peu trop loin avec ses coupures. Quand ça touche le monde directement, il faut que tu y penses une deuxième fois. Même si les gens viennent ici pour dîner, il ne faut pas oublier une chose : ce sont des êtres humains, du monde qui vote, et ce sont les votes qui mènent le gouvernement au pouvoir », s'indignait hier l'un des usagers, qui préférait garder l'anonymat.

Les coupures gouvernementales, le Sherbrookois les aurait faites à d'autres endroits. Il avait d'ailleurs plusieurs suggestions : coupures dans les commissions scolaires, ou encore fin des tarifs réduits dans les garderies pour ceux qui ont les moyens de payer plus.

« Les gens démunis, les plus pauvres, ils n'ont pas le pouvoir que les riches ont pour contester. Ils sont pénalisés davantage que les riches, parce qu'ils n'ont pas autant de pouvoir pour dire que c'est assez. Je trouve que c'est une injustice », soutient-il.

Les gens rencontrés hier par La Tribune étaient pour la plupart des utilisateurs réguliers du service de repas de la Chaudronnée. Comment allaient-ils se débrouiller, à l'avenir, pour les jours de fins de semaine? En essayant de se serrer encore plus la ceinture, en cherchant de l'aide auprès d'autres organismes ou de banques alimentaires... ou simplement en sautant des repas.

« Il y a du monde que c'est le seul repas qu'ils ont, j'en entends souvent dire ça », soulignait un homme.

« Ça fait mal », a confirmé son voisin d'en face.

Le service de repas la fin de semaine était offert depuis deux ans par la Chaudronnée.

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