Ni registre ni référendum pour le projet Cité-Jardin

Rebondissement dans le dossier du projet Cité-Jardin, qui prévoit l'ajout de... (Imacom, René Marquis)

Agrandir

Imacom, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(SHERBROOKE) Rebondissement dans le dossier du projet Cité-Jardin, qui prévoit l'ajout de services liés à la santé et la construction d'une épicerie au coin des rues Prospect et Lionel-Groulx. La tenue du registre, prévue le 25 février, a été annulée. La tenue d'un référendum ne sera pas requise non plus. Le Groupe Custeau, promoteur du projet, a déposé au greffe de la Ville de Sherbrooke un document contenant les signatures d'un nombre majoritaire des personnes habiles à voter du secteur concerné renonçant à la tenue d'un scrutin référendaire.

À la Ville de Sherbrooke, on indique que c'est probablement la première fois qu'une telle mesure, tout à fait légale, est appliquée.

« Contrairement à ce que disait [le conseiller] Marc Denault, ce ne sont pas 90 % des gens qui sont contre notre projet. Ce n'est pas le son de cloche que nous avions par courriel et de la part des gens qui nous rencontraient. Nous avons fait de la sollicitation dans la dernière semaine. Nous avons visité 600 personnes et 421 se sont montrées en faveur du projet, 47 étaient contre et 64 logements étaient vacants. 112 personnes n'ont pas répondu », explique le promoteur Denis Custeau.

Ce sont 705 unités d'habitation qui étaient recensées dans les zones concernées.

« Nous avons voulu voir dans le marché si les citoyens étaient favorables à un centre de services de proximité. Nous avions préparé un document de deux pages avec l'imagerie de ce que nous voulions faire », ajoute-t-il.

Le promoteur s'évite du même coup les frais d'un référendum. « Déjà, de déplacer 81 personnes à l'hôtel de ville pour la tenue d'un registre, avec le froid actuel, ce n'était pas évident. Et quand on regarde le faible taux de participation aux élections, on ne peut pas penser que beaucoup de citoyens se déplaceraient pour un référendum. Quand les gens ont une occasion de se prononcer sur place, ils donnent leur opinion. »

Pour et contre

La conseillère du district de Beckett Christine Ouellet se disait heureuse de voir que le dernier mot revenait aux citoyens. « Si j'ai été prudente dans ce dossier, c'est que j'avais des échos de gens qui avaient des arguments très constructifs favorables au projet. Nous avons eu des commentaires de gens qui se sentaient intimidés de parler pour le projet lors de la consultation publique. C'est notre rôle d'entendre ces gens-là, qui constituaient la majorité silencieuse. Je suis contente d'avoir gardé le cap et d'avoir laissé aller le processus. »

Mme Ouellet qualifie le projet de novateur, « notamment pour la prise en charge des cyclistes et des piétons. C'est un beau projet de proximité. Il faut des designs urbanistiques qui permettent aux citoyens de se déplacer de façon autonome ».

Opposé au projet, le conseiller Marc Denault croit qu'il faut revoir le processus de consultation. « C'est un processus très compliqué pour le citoyen. La complexité favorise beaucoup plus le promoteur que les citoyens bénévoles. À la veille de l'adoption d'un plan d'aménagement, les citoyens auront-ils encore confiance en la démocratie? Je sens beaucoup d'amertume chez les résidants du secteur. »

M. Denault espère que les investissements municipaux en immobilisations, pour les aménagements piétonniers et cyclables, suivront les investissements du privé. « J'espère qu'on respectera que ce ne sera pas une chaîne d'alimentation, mais bien huit boutiques dans un grand bâtiment », ajoute-t-il.

Pour la suite du projet, Denis Custeau affirme qu'il contactera des intervenants du monde de la santé et deux bannières d'alimentation qui s'étaient montrés intéressés. « Nous pensons que le projet se réalisera dès le début de 2016. Les études de marché ont été faites et 34 % de la population du quartier devrait s'alimenter à partir du pôle que nous proposons. Nous sommes contents d'être en mesure de rendre des services à la population du quartier. »

L'avis de renonciation sera déposé à la prochaine séance du conseil municipal, le 2 mars.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer