Autre manif en faveur de Raif Badawi

Des sympathisants à la cause du blogueur saoudien Raif Badawi étaient de retour... (Imacom, René Marquis)

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Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) Des sympathisants à la cause du blogueur saoudien Raif Badawi étaient de retour vendredi midi devant l'hôtel de ville de Sherbrooke. On a voulu entre autres souligner les 1000 jours de détention de l'homme dont la famille est réfugiée à Sherbrooke.

Une centaine de personnes étaient réunies malgré le temps froid. On a présenté le dos pour symboliser celui de l'homme de 33 ans qui doit recevoir 1000 coups de fouet. 

Sa conjointe, Ensaf Haidar, qui vit à Sherbrooke avec leurs enfants, dit lui avoir parlé il y a trois jours. Ce dernier vit des moments difficiles autant physiquement que mentalement, dit-elle.

Mme Haidar a remercié les gens qui se déplacent ainsi chaque vendredi pour manifester leur soutien à la cause de Raif Badawi.

Flagellation

Vendredi, il a évité une nouvelle fois la flagellation, en Arabie saoudite.

Le bureau français d'Amnistie internationale, basé à Paris, a rapporté la nouvelle vers 8h15, vendredi, sans dire si le blogueur avait vu des médecins et sans préciser s'il y avait eu explication de l'Arabie saoudite.

Raïf Badawi est emprisonné depuis 2012 en Arabie saoudite pour avoir critiqué le régime saoudien et s'être exprimé sur l'islam dans son blogue, qui fait la promotion des droits de la personne et de la démocratie dans son pays.

Rappelons qu'il a été condamné à 10 ans de prison, à 300 000 $ d'amende et à 1000 coups de fouet.

Il a reçu une première série de 50 coups de fouet, il y a quelques semaines. Depuis, selon Amnistie Internationale, il serait mal en point, car il devait en recevoir une nouvelle série chaque semaine, mais chaque fois la séance de flagellation a été reportée.

Cependant, de nombreuses pressions sur le régime saoudien sont appliquées à l'échelle internationale ce qui, d'après certains observateurs, a pu faire fléchir les autorités.

Il y a une dizaine de jours, l'Assemblée nationale du Québec a fait front commun pour adopter à l'unanimité une motion revendiquant la libération de Raïf Badawi.

- Avec La Presse Canadienne et Chloé Cotnoir

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