Les fouilles sont très encadrées au Centre jeunesse

Les fouilles des pensionnaires du Centre jeunesse de l'Estrie (CJE) se font... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Les fouilles des pensionnaires du Centre jeunesse de l'Estrie (CJE) se font selon un cadre bien défini et ne sont pas très nombreuses.

On doit avoir de bons motifs de croire que le jeune possède des objets interdits ou des substances illégales pour lui demander de retirer ses vêtements.

C'est l'éclairage que donne Patrick Dusseault, chef de service en garde fermée au CJE, alors que fait rage le débat sur la fouille à nu survenue à Québec récemment concernant une adolescente suspectée de posséder de la drogue.

D'abord, les fouilles ne sont pas monnaie courante, assure M. Dusseault. Toutefois, à l'admission de l'adolescent, on doit procéder à une fouille afin d'éviter de laisser entrer des objets ou des drogues dans les centres d'hébergement.

Les fouilles sont sommaires; on demande aux jeunes de vider ses poches. Ou la fouille est complète.

«On va demande au jeune de retirer son chandail et ensuite on lui donne une robe de chambre. Il retire le reste de ses vêtements en se tournant de dos aux intervenants», raconte-t-il.

«Le tout se déroule en présence de personnes du même sexe que le jeune qui est visé par la fouille. Évidemment, on ne parle pas de fouille à nu en ce qui nous concerne.»

On lui rend ses vêtements et il se rhabille seul, ajoute Patrick Dusseault.

La fouille doit être autorisée par un gestionnaire d'unité, dit-il. Elle doit s'appuyer sur des faits et des observations laissant croire que le jeune est en possession d'objets ou des substances illégaux. Quand c'est le cas, une plainte peut être faite au Service de police de Sherbrooke.

«Je suis ici depuis  15 ans et ce n'est pas arrivé souvent qu'on soit obligé de procéder à des fouilles. Nous préférons avoir la collaboration du jeune. Une fouille, ce n'est pas agréable pour personne», fait-il remarquer.

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