Un toit pour la place Nikitotek: l'entente entérinée en mars

Il faudra attendre jusqu'au 2 mars pour que soit entérinée l'entente sur la... (Imacom, René Marquis)

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(SHERBROOKE) Il faudra attendre jusqu'au 2 mars pour que soit entérinée l'entente sur la construction du toit de la place Nikitotek. Si le sujet était prévu à l'ordre du jour du conseil municipal lundi, il a été reporté de deux semaines pour permettre une analyse complète des chiffres de Québec Issime. Les chiffres avancés laissent croire que le toit coûtera environ 850 000 $ et que le contrat sera octroyé sans appel d'offres.

« Il y a des délais dans la transmission de certains documents financiers et dans leur traitement, explique le président de Destination Sherbrooke Rémi Demers. Nous avons eu tous les renseignements nécessaires de la part du producteur, mais il devait y avoir un traitement des données par un expert et c'est ça qui n'a pas été fait. »

Rappelons que le coût de construction du toit de la place Nikitotek doit être complètement assumé par le producteur Robert Doré, qui rembourserait la Ville de Sherbrooke en dix versements égaux d'ici 2024. La Ville s'apprête d'ailleurs à conclure une entente pour présenter des spectacles de Québec Issime pour les dix prochaines années sur la scène extérieure du centre-ville. Le conseil municipal s'était engagé à valider la solvabilité du promoteur.

« Nous gardons le cap. Le retard ne cache aucun doute en lien avec les chiffres que nous avons reçus. Ce n'est pas parce qu'il manquait des documents non plus. Mais nous avions pris un engagement et nous le respecterons. Rien ne laisse croire à une insolvabilité », insiste Rémi Demers.

Le report du dossier survient ironiquement au lendemain d'une sortie médiatique de quatre conseillers qui exigeaient plus de transparence en ce qui concerne la place Nikitotek. Le maire Bernard Sévigny maintenait que la décision devait être prise lundi et avait affirmé que ces élus souhaitaient repousser la décision pour qu'il n'y ait pas de spectacle en 2015. « Plus on repousse, moins nous sommes en mesure de donner le contrat pour le toit », disait-il dimanche.

Rémi Demers, lui aussi préoccupé par les délais, a fait les vérifications nécessaires. « J'ai eu une crainte, alors j'ai vérifié avant que le conseil ne décide de repousser. Cette décision ne compromet pas la construction du toit ni la présentation du spectacle cet été. Je suis quand même bien déçu, mais ce qui nous a guidés, c'est que nous voulons montrer patte blanche. »

L'octroi du contrat de gré à gré est par ailleurs permis par la Loi sur les cités et villes, selon M. Demers. « C'est possible pour un contrat dans le monde des arts. Il y a bien des considérations techniques, notamment pour l'insonorisation et l'éclairage. Il y a aussi l'avantage de procéder rapidement. »

Le contrat pour la construction de la place Nikitotek avait également été octroyé de gré à gré. Dans une logique de cohérence des structures, ce serait donc la même compagnie, Scène-Éthique, qui hériterait du mandat.

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