La rue Chauveau sera prolongée

La rue Chauveau, dans l'arrondissement de Jacques-Cartier, sera prolongée... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) La rue Chauveau, dans l'arrondissement de Jacques-Cartier, sera prolongée jusqu'à atteindre les rues Taschereau et Jean-Jacques-Lafontaine. Les élus ont donné leur aval malgré l'opposition de certains citoyens et les réticences qu'avait exprimées le conseiller Pierre Tardif dimanche.

Le prolongement, situé dans une zone prioritaire de développement à l'intérieur du périmètre urbain, permettra la construction de 19 nouvelles résidences unifamiliales. Un projet en ce sens a été présenté par la compagnie Les Habitations M. Fontaine inc. Le parc Olivier-Chauveau serait aussi agrandi.

Selon le sommaire décisionnel de la Ville de Sherbrooke, les travaux permettront du même coup de régler un problème de gestion de l'eau pluviale à l'extrémité de la rue Martin.

« Cette proposition n'entraîne pas automatiquement l'ouverture de la rue Martin », a tenu à mentionner le conseiller Pierre Tardif, qui s'est rallié après avoir étudié le dossier. M. Tardif déplorait dimanche avoir reçu un appel du maire l'informant que la décision avait été prise d'ouvrir la rue.

Pétition de 410 noms

Évelyne Beaudin, présidente du comité citoyen du parc Chauveau, a soulevé dans la période de questions sa crainte de voir les automobilistes emprunter la rue Martin et la rue Chauveau comme raccourci. « En 2012, nous avions déposé une pétition de 410 noms de gens du quartier qui s'opposaient à l'ouverture de la rue Martin et de la rue Chauveau. On nous avait promis que ça ne se produirait pas tant que le boulevard René-Lévesque ne serait pas construit. Dans les trois derniers jours, plus de 200 personnes ont signé à nouveau une pétition demandant au conseil de ne pas ouvrir la rue Martin. »

Mme Beaudin a fait valoir que les citoyens ne s'opposent pas au prolongement de la rue Chauveau jusqu'à la rue Taschereau, mais qu'ils veulent éviter que leur quartier serve de raccourci. « Je déplore que notre conseiller ait été tenu à l'écart des discussions. En considérant M. Tardif comme un adversaire, le maire donne l'impression aux citoyens qui ont choisi M. Tardif qu'il les considère aussi comme des adversaires. »

En réponse, le maire Bernard Sévigny a mentionné avoir reçu des courriels de citoyens qui souhaitent l'ouverture de la rue Martin. « Nous avions proposé l'installation de bollards au bout de la rue Martin en attendant la construction du boulevard René-Lévesque. Les coûts avaient été estimés à 40 000 $. Était-ce la meilleure décision? Nous souhaitons organiser des rencontres auxquelles prendront part les conseillers concernés et les citoyens du quartier pour trouver des moyens moins coûteux. Il reste des mois devant nous pour trouver une solution acceptable pour nous et les citoyens. Il existe peut-être des aménagements pour atténuer les impacts que vous appréhendez. »

Puisque les travaux se dérouleront en façade du parc Olivier-Chauveau, une propriété de la Ville, cette dernière devra payer une partie des travaux pour couvrir les coûts du réseau d'aqueduc, d'égouts domestique et pluvial et pour les travaux de terrassement, de fondation et de pavage. La participation de la Ville est estimée à 162 800 $.

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