La tension monte d'un cran au conseil

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Jean-François Rouleau

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(SHERBROOKE) La tension était vive lundi au conseil municipal à la suite de la sortie des quatre conseillers qui exigeaient plus de transparence dans le mode de gestion du maire Bernard Sévigny. Les indépendants qui s'étaient regroupés n'ont pas apprécié d'être qualifiés d'adversaires tandis que Nicole Bergeron, qui ne faisait pas partie du groupe, a suggéré la tenue d'un lac-à-l'épaule sur le sujet.

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Nicole Bergeron

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« Je peux souscrire en partie à ce qui s'est passé en fin de semaine et j'aurais envie de poursuivre la discussion. Vous (Serge Paquin) comme président et vous M. le Maire, vous devriez prendre acte de ça et nous permettre de discuter entre nous de ce qui s'est passé, de l'atmosphère qui règne, et de ce qui nous préoccupe individuellement et collectivement. Malheureusement, je sens que quelque chose a changé depuis le dossier de la gouvernance. Oui, la présence du parti a changé la donne et oui je me sens comme une adversaire parce que l'organisation du parti mettra tout en oeuvre pour que je ne sois pas réélue », a mentionné Mme Bergeron.

Hélène Dauphinais voulait apporter plusieurs précisions. « J'étais déçue de voir que vous nous considérez comme des adversaires politiques M. le Maire. Le dossier des retraites n'est pas facile et je pense vous avoir toujours bien appuyé là-dedans. Même chose pour la gouvernance, mais quand il y a des choses qui ne me conviennent pas, j'aime bien qu'on en discute. Il est dommage qu'on fasse le constat que si nous sommes présents pour les discussions importantes au comité exécutif, il y aura du coulage. »

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Hélène Dauphinais

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Manque d'échanges

Annie Godbout estimait pour sa part qu'on donne rarement suite aux commentaires qui mèneraient au débat. « Il n'y a pas d'échange. J'ai l'impression que nos idées ne sont pas prises en compte, qu'on émet des opinions et que ça s'arrête là, sans que ce soit constructif pour le développement de notre communauté. »

Jean-François Rouleau ne se voit pas comme un adversaire politique non plus. « Je vous tends la main parce que je veux travailler avec vous... » a-t-il lancé au maire.

Danielle Berthold a quant à elle avancé qu'il est très rare que les élus n'ont pas tous les outils nécessaires pour prendre une décision. « Si nous n'avions pas de parti d'opposition officiel à l'hôtel de ville de Sherbrooke, depuis le 15 février, nous en avons un », a-t-elle soufflé.

Ce à quoi Pierre Tardif a répliqué : « Je ne me sens pas faire partie d'un parti d'opposition. » Des dires corroborés par Hélène Dauphinais et Annie Godbout.

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Bruno Vachon

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« Il nous reste trois ans. Si nous voulons travailler ensemble et collaborer, il y a une graine à semer. Le respect ça se mérite et ça se cultive, mais pour l'instant, ce n'est pas un terreau qui est fertile. J'invite tout le monde à en faire un peu », a réagi Bruno Vachon.

Le président du conseil a mentionné que « si les membres du conseil s'estiment insuffisamment informés, ils peuvent collectivement décider de reporter un dossier. J'adore faire des débats. C'est pour ça que je suis en politique, mais encore faut-il que les dossiers soient bien montés. »

Bernard Sévigny étudiera la suggestion du lac-à-l'épaule mais rappelle que c'est lui qui a rendu publics les ateliers de travail. Il souhaite régler les tensions avec « la bonne foi de chacun ».

« Que ce soit formel ou informel que des conseillers se regroupent pour prendre des positions, est-ce qu'on appelle ça un parti? C'est sûr qu'il y a une forme d'opposition qui s'organise. Il ne faut pas s'en scandaliser. »

Ironiquement, le dossier du toit de la place Nikitotek, pour lequel les élus demandaient plus de temps dimanche, a été repoussé au conseil du 2 mars en raison d'un problème de transmission des documents financiers.

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