« Si tu veux avoir une bonne job, faut que tu passes par là »

Érik Lacasse, responsable d'encadrement disciplinaire à l'école secondaire l'Escale... (Imacom, Jessica Garneau)

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Érik Lacasse, responsable d'encadrement disciplinaire à l'école secondaire l'Escale d'Asbestos, et Dylan Hurdle, un élève de l'Escale.

Imacom, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Malgré les embûches, Dylan Hurdle estime avoir évolué depuis son premier passage à L'alternative, alors qu'il était en sixième année.

Ce qui l'avait mené dans les locaux du CJE? « Je m'étais battu », raconte le jeune homme de 14 ans.

Ses passages à L'alternative lui ont permis de réfléchir. Que pense-t-il de l'école? « J'aime ça, répond-il. Si tu veux avoir une bonne job, faut que tu passes par là pour pouvoir travailler plus tard... Maintenant, il faut avoir au moins un DEP pour avoir un bon emploi. » « Au début, je me disais que ça ne servait à rien, mais j'ai réalisé que si tu veux faire quelque chose de payant plus tard et quelque chose que tu aimes, il faut que tu ailles à l'école. »

« Dylan, à l'âge qu'il a, on aime mieux le garder en mouvement, indique Érik Lacasse, responsable d'encadrement disciplinaire à l'Escale. C'est ce que ça permet, L'alternative : tu restes en mouvement, l'académique continue (...) L'objectif, c'est de montrer qu'il y a quelque chose d'autre qui existe, pour que ça le motive à dire : j'ai le goût de rester à l'école... »

Ce ne sont pas tous les jeunes qui sont suspendus qui passeront par L'alternative. L'an passé, on dénombrait 70 suspensions à la maison et environ 30 à L'alternative (un élève peut y être allé plus d'une fois).

« Ce qui nous emmène à une suspension, c'est que ça ne marche plus ici. On tourne en rond. La majeure partie des interventions qu'une école va offrir à un élève, ça fonctionne... », commente M. Lacasse. Avant d'en arriver à L'alternative, différentes étapes vont être franchies. Les intervenants vont privilégier cette option en tenant compte de différents critères.

Des craintes

Le contexte budgétaire inquiète Érik Lacasse. « Je souhaite que ça reste. C'est un outil de plus, ça fait en sorte qu'on peut aller plus loin », indique-t-il. Y a-t-il des dangers pour le programme en raison du contexte financier? « Tout à fait », lance-t-il en citant les compressions budgétaires qui ont touché le CJE et l'Escale. Les deux partenaires financent ensemble le projet.

« Un programme comme celui-là va se maintenir si les sources de financement avec lesquelles on le finance actuellement peuvent se poursuivre... » indique pour sa part la directrice du CJE du comté de Richmond, Sylvie Bibeau.

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