Création d'un observatoire sur la radicalisation et l'extrémisme

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(SHERBROOOKE) Le phénomène de la radicalisation liée à l'islamisme radical est peu documenté au Québec. Afin de tracer un portrait de la situation, des chercheurs de l'Université de Sherbrooke et d'ailleurs au Québec ont lancé l'Observatoire sur la radicalisation et l'extrémisme violent (OSR). L'objectif est aussi d'en arriver à l'élaboration de politiques de prévention.

Au Québec, il existe un peu de documentation sur les mouvements d'extrême droite. « En revanche, sur la question de la radicalisation liée à l'islamisme radical, on a peu de choses, que les données des corps de police, qui sont réticents à les partager pour des raisons évidentes. On n'a pas une très bonne idée de ce que ça représente. On a toutes sortes d'incidents... » commente David Morin, professeur à l'École de politique appliquée de l'UdeS. Selon le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), quelque 130 Canadiens ont joint les rangs de groupes extrémistes au Moyen-Orient.

M. Morin, également codirecteur de l'OSR, note que l'observatoire se déploie à Montréal, Québec et Sherbrooke : le phénomène de radicalisation est aussi présent en région, rappelle-t-il.

« Il est temps de prendre nos responsabilités, de documenter, de faire des propositions. Nous ne sommes pas là que pour penser, mais aussi pour agir », lance M. Morin en souhaitant que les travaux mènent à des politiques. « Il y a des programmes qui existent dans d'autres pays. On veut faire la synthèse de ce qui se fait ailleurs, de ce qui fonctionne ou pas. En termes de prévention, on est peut-être un peu en retard sur ces pays... » dit M. Morin, citant notamment les pays scandinaves.

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