Funérailles de Claude Ruel: «Mon père m'a montré à aimer»

Jean Ruel a amené samedi les cendres de... (IMACOM, Maxime Picard)

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Jean Ruel a amené samedi les cendres de son père Claude Ruel dans l'église Immaculée-Conception de Sherbrooke, où se déroulaient les funérailles de l'homme décédé à l'âge de 76 ans. Il était précédé de ses deux filles. Plusieurs anciens des Canadiens, dont Serge Savard et Guy Lapointe, sont venus dire un dernier au revoir à leur ami.

IMACOM, Maxime Picard

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(Sherbrooke) En 1969, les Canadiens de Montréal affrontent les Blues de Saint-Louis en finale de la Coupe Stanley. L'entraîneur Claude Ruel se fait alors une promesse : si son équipe gagne la Coupe, il adopte un orphelin.

Le destin voulait vraisemblablement que ce soit le cas : le Tricolore a défait ses adversaires en quatre matchs et remporté la victoire. « À l'automne 69, j'ai eu la chance de devenir l'un de ses p'tits gars moi aussi, en fait son p'tit gars », s'est remémoré avec émotion Jean Ruel, lors des funérailles de son père qui se tenaient samedi à l'église Immaculée-Conception de Sherbrooke.

> Des anciens des Canadiens se souviennent

« Mon père m'a montré à aimer. Je suis une personne qui aime extrêmement fort, et ça me vient de lui. C'était un tout petit homme avec un coeur plus grand que son corps. Je disais toujours qu'il portait le numéro 2 pour s'assurer que les autres pouvaient porter le numéro 1 », a dit celui dont le prénom se voulait un hommage à Jean Béliveau.

« Mon père était un grand philosophe, un professeur, une personne fiable, respectueuse et fidèle. Tu pouvais toujours te fier sur Claude Ruel. »

Jean Ruel s'est rappelé les nombreuses sorties avec son père, alors qu'ils étaient souvent assaillis par des fans. « C'est spécial, tu partages ton père avec le Canada au complet. Des fois je roulais des yeux, mais il me disait : "Ne fais jamais ça. C'est grâce à ces gens qu'on peut avoir ce qu'on a." »

Claude Ruel a pu connaître, avant de s'éteindre à 76 ans, ses deux petites-filles. Il embrassait tous les jours leur photo sur le frigo. « C'était la personne la plus importante de ma vie, l'homme que j'ai le plus aimé », a souligné Jean Ruel.

Mononcle Claude

Claude Ruel est né à Sherbrooke. Grand amateur de hockey, de course de chevaux, de baseball, de lutte et même de jeux de cartes, il laissait sa marque partout où il allait. « Le parc Dufresne était sa deuxième demeure. Il me disait : "Mononcle Claude en a laissé des balles sur le toit du cinéma [Belvédère]!" » a raconté en souriant son neveu Richard Duval lors des funérailles.

« Tout le monde pense qu'il sait pourquoi on l'appelait Piton. On dit que c'est parce qu'il avait un piton sur le menton, ou que c'était en l'honneur d'un vieux cheval qui s'appelait Piton... mais non. C'est parce que quand il commençait à parler de hockey, c'était comme si on pesait sur un piton : il devenait crinqué et il n'arrêtait pas », ajoute le neveu, qu'on n'a aucune peine à croire.

« On dit que tant qu'on pense à quelqu'un, il est encore en vie. Je pense que Claude va rester en vie longtemps », a-t-il lancé à la fin de son allocution.

À voir les dizaines de paires d'yeux qui brillaient dans l'église à l'évocation du moindre souvenir concernant l'ex-entraîneur, on peut gager que le neveu a le même don de prédiction que son oncle, et qu'on se souviendra effectivement longtemps de Piton Ruel.

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