La caravane contre l'austérité fait halte au CHUS

La caravane «Refusons l'austérité en Estrie» a fait... (IMACOM, René Marquis)

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La caravane «Refusons l'austérité en Estrie» a fait une halte au CHUS-Fleurimont vendredi matin. Sur la photo, Anne Gilbert, Denis Beaudin et Shirley St-Onge de la CSN.

IMACOM, René Marquis

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Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) La caravane « Refusons l'austérité en Estrie » a fait une halte au CHUS-Fleurimont vendredi matin afin de sensibiliser la population aux menaces que représentent les compressions budgétaires et la loi 10, non seulement sur le réseau de la santé, mais sur l'ensemble des services publics du Québec.

Formée de représentants de la CSN, la caravane en a profité pour distribuer aux employés et aux visiteurs des cartes de la St-Valentin dans lesquelles ils reprochent au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de leur « briser le coeur avec (ses) coupures et la fusion de tous les établissements en Estrie! ».

Le fait que la loi 10 fut votée sous le bâillon constitue également « un très grand mépris envers l'ensemble des composantes du réseau », a indiqué Mélissa Gaouette, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux - CNS.

Son président Denis Beaudin a renchéri en affirmant que les politiques d'austérité du gouvernement Couillard avaient pour but de démanteler les services publics afin d'en confier de grands pans à l'entreprise privée.

« La privatisation est en train de se faire. On le voit dans les Laurentides avec la buanderie. Et le docteur Barrette l'a dit lui-même : S'il faut aller-là, on va y aller... C'est notre grande inquiétude, indique Denis Beaudin. Tous les directeurs généraux des grands hôpitaux veulent conserver les services connexes comme la buanderie ou les services d'entretien. Mais ce qu'on constate actuellement, c'est que les amis des libéraux sont en train de saliver à l'idée de pouvoir mettre la main sur notre réseau. Et si cela arrive, on va assister à des explosions de coûts comme on le voit avec les systèmes informatiques. Et pas seulement dans le réseau de la santé. Ce qui se passe actuellement en santé va se produire en éducation. Et ça va être épouvantable pour les emplois. C'est la raison pour laquelle il faut se défendre maintenant et non pas une fois qu'on aura tout perdu. Il va être trop tard...».

La CSN, qui représente quelque 7000 travailleurs en Estrie, dont la majorité des employés du réseau de la santé et des services sociaux, prévoit effectuer d'autres haltes du genre au cours des prochaines semaines.

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