Provigo de Lennoxville: un référendum sera nécessaire

David Price... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

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David Price

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(SHERBROOKE) Un référendum sera nécessaire si le propriétaire du Provigo de Lennoxville compte aller de l'avant avec son projet de centre de jardinage. Suffisamment de citoyens se sont déplacés pour signer le registre qui forcerait la tenue d'un vote pour qu'un changement de zonage permette ce nouvel usage.

Sur les 191 personnes habilitées à voter, il fallait 31 signatures pour provoquer la tenue d'un référendum. Ce sont 34 personnes qui ont demandé qu'un vote soit organisé.

Selon le règlement qui serait soumis au vote, l'usage de centre de jardinage serait permis au Provigo de Lennoxville du 15 avril au 15 juillet uniquement. L'étalage extérieur de produits en vrac comme la terre végétale, la pierre concassée, les matériaux d'emprunt et la pierre décorative serait interdit. La superficie réservée au centre de jardinage serait limitée à 300 mètres carrés.

Le projet avait connu de l'opposition, notamment des propriétaires des Serres Neville, qui estimaient qu'un changement de zonage nuirait à leur commerce, forcé en 1990 de s'installer à l'extérieur du coeur de Lennoxville.

Le conseiller de l'arrondissement de Lennoxville David Price doute que le propriétaire du commerce choisisse d'aller en référendum. C'est que la décision lui revient, puisqu'il devra défrayer les coûts de la consultation s'il décide d'aller de l'avant.

« Nous ne sommes pas habitués de faire des référendums à Sherbrooke parce que ça coûte trop cher. J'ai parlé au propriétaire pour l'aviser que le projet n'avait pas passé. C'est malheureux, parce que tous les gens à qui j'ai parlé espèrent l'arrivée du centre de jardinage. C'est malheureux, aussi, parce que le propriétaire ne demande rien de plus que de faire ce qu'il faisait avant », commente M. Price.

Le conseiller rapporte qu'une campagne de porte-à-porte a fait la différence pour les opposants. « Ils ont rallié à leur cause des gens qui ne seraient jamais allés signer le registre autrement. Dans un processus comme celui-là, ce ne sont que les opposants qui vont signer. »

David Price rapporte par ailleurs que l'uniformisation des règlements municipaux dans le nouveau schéma d'aménagement permettra éventuellement à l'épicerie d'avoir son centre de jardinage comme n'importe quelle autre épicerie.

Le dossier reviendra à la séance du conseil municipal lundi soir.

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